jeudi

Erotisme

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Notre civilisation est probablement l'une des plus prudes et frigides qui fut jamais - contrairement à ce que sous-entend ses tendances consuméristes.
Nous portons des vêtements généralement très classiques et montrons sans états d'âme l'acte sexuel.
Les amazoniens vont nus depuis toujours et se cachent pour faire l'amour.
L'idéologie du sexe n'est pas le sexe.

lundi

Absurdité de l'infini actuel

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Pour montrer que l'infini en acte (= infini considéré comme un tout) est absurde, il faut montrer qu'un ensemble infini ne peut contenir ALEPH éléments ou, ce qui revient au même, qu'un ensemble infini ne peut être un TOUT infini.

Soit N l'ensemble des entiers, et AB l'application bijective de N avec l'une de ses parties.

1) N est équipotent à n'importe laquelle de ses parties.
Par ex : N est équipotent à 2N (il y a le même nombre d'éléments dans N et dans 2N).
2) Si N est équipotent à 2N, il ne contient pas plus d'éléments que 2N.
3) Si N ne contient pas plus d'éléments que 2N, et si 2N est une partie de N, alors N est aussi une partie infinie de N, et N ne contient pas tous ses éléments jusqu'à Aleph (on ne peut TOUS les dénombrer jusqu'au dernier).
4) N n'est pas un tout infini (il ne peut être distingué de l'une de ses parties, tout au moins sur le plan cardinal).
5) Si N n'est pas un tout infini, il n'existe pas dans N d'ensemble plus grand que N, et N est équipotent à P(N).

N ne contient que les éléments qu'il est possible de dénombrer jusqu'au dernier dénombrable, c'est-à-dire qu'il contient TOUS ses éléments jusqu'à (n + 1), pas davantage.

Un ensemble est infini (ou non fini) :

1) Si et seulement s'il contient l'ensemble vide.
2) S'il s'agit d'un ensemble fini pouvant être augmenté d'un élément et d'un seul.
3) Si l'ensemble de ses parties lui est équipotent.

Dans un ensemble infini, nous pouvons toujours dénombrer autant d'éléments que l'on veut, mais jamais une infinité.
L'infini comme matrice est une absurdité, car on ne peut concevoir d'objet qui soit infiniment rempli - tel qu'on a pu l'imaginer pour l'Univers.
Un tel objet (infiniment plein) exclut l'existence de l'ensemble vide (laquelle implique que l'on peut toujours ajouter un élément et un seul à un ensemble fini).
Si N contient l'ensemble vide, alors N = N + 1. Or Aleph + 1 = Aleph (il est impossible d'ajouter un seul élément à l'infini).
N ne peut à la fois contenir l'ensemble vide et une infinité d'entiers.

Envisager l'infini comme matrice est le résultat d'une projection du fini sur l'infini - ce que j'appellerai "l'obsession du tout".
Je pense que notre conception de l'infini est symptomatique de la folie des grandeurs qui anime notre civilisation technologique.


mercredi

Dérèglement climatique

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Non seulement les activités humaines ont une incidence sur le climat, mais également les pensées et les sentiments.
Il n'existe aucune preuve scientifique de cette assertion, ni aucune preuve scientifique du contraire.

Le froid à la place du chaud : l'injustice.
Le chaud à la place du froid : l'intolérance.
L' humide à la place du sec : le sentimentalisme.
Le sec à la place de l'humide : l'indifférence.

Magie des nombres premiers

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Si nous utilisions une base infinie pour compter, chaque entier serait représenté par un unique symbole. Ainsi, les très-très grands nombres ne seraient pas différents des petits. Il n'y aurait aucune différence quantitative entre le nombre "23" et un nombre "premier immense".
La quête des grands nombres, et surtout des grands nombres premiers, est motivée par le fait que les nombres augmentent en taille physique au fur et à mesure de leur énumération. Nous avons l'impression qu'un nombre est "grand" parce qu'il est "long". Mais cette longueur est seulement dûe à l'utilisation d'une base finie.

lundi

Encore de la métamathique

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Qualité numérique

Croyez-vous que 2 x 2 = 4 ?

Dans ce cas : II II = IIII

ce qui est vrai quantitativement, mais faux qualitativement.
Rien ne peut être égal en qualité à une qualité différente.
Ainsi, 2 x 3 n'égale pas 3 x 2, ce qui se vérifie aisément :

2 x 3

III III

3 x 2

II II II

Or, l'expression III III n'égale pas formellement l'expression II II II, c'est évident. Deux unités ternaires sont différentes de trois unités binaires.
Nous manipulons des symboles de quantités, sans tenir compte de la signification formelle du symbole, laquelle est qualitative.
Comment représenter réellement l'expression 6 x 9 autrement que par :

IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII

ou (symboliquement) :

9 9 9 9 9 9

De la même manière, pour 2 x 6 x 9, on aura :

9 9 9 9 9 9
9 9 9 9 9 9

Quelle personne a une représentation concrète du produit 6 x 19 ?

En base 9 :

6 x (2 x 9) + 1)

99 99 99 99 99 99
1 1 1 1 1 1

En base 10 :

6 x (10 + 9)

10 10 10 10 10 10
9 9 9 9 9 9

Les deux formes numériques I) 6 x (2 x 9) + 1) et II) 6 x (10 + 9) ne sont pas semblables, même si leur "résultat" est identique (autant d'unités dans les deux cas).
L'expression 6 x 9 ne peut être représentée par un symbole unique et invariable en deçà de (6 x 9) + 1, ce qui correspond à la base 55.
Cette même expression (6 x 9) ne peut s'écrire comme telle qu'à partir de la base 10. Dans les bases inférieures à 10, "9" ne s'écrit plus jamais "9" :

Base 10 : 6 x 9
Base 9 : 6 x 10
Base 8 : 6 x (10 + 1)
Base 7 : 6 x (10 + 2)
Base 6 : 10 x (10 + 3)
Base 5 : 11 x (10 + 4)
Base 4 : 12 x (10 + 11)
Base 3 : 20 x (10 + 20)
Base 2 : 110 x (10 + 111)

L'équation 6 x 9 = 54 est une convention propre à la base 10. En base 11 (où 10 = A), elle devient : 6 x 9 = 50.
Nous sommes obnubilés par la nécessité d'un résultat quantitatif, négligeant le fait qu'il puisse également se trouver un "résultat" dans la démarche.
Aucun nombre décimal n'est possible en base unaire (base 1), seulement des rapports d'entiers.
Par exemple (en prenant les chiffres romains pour abréger) :

XXII / VII (22 / 7)

Il en résulte qu'il n'existe pas, pour le nombre PI, d'écriture absolue de ses décimales, puisque le principe même de décimale est conditionné par celui de relativité des bases.


N.B : si l'ensemble "base 10" est élément de lui-même (voir l'article "à propos de l'ensemble vide" sur ce blog), alors chaque élément de l'ensemble contient virtuellement l'ensemble "base 10".
Autrement dit, l'existence d'un seul chiffre sur les dix implique l'existence de tous les autres, rendant caduque toute utilisation parcellaire de l'ensemble. Ainsi, des opérations telles que : 6 x 12 = 105 (en base 7) ou 13 : 3 = 3 (en base 6) seraient dépourvues de sens, les chiffres indiens ayant été créés pour former l'ensemble que l'on connaît et aucun autre.
Seule la création de symboles spécifiques à une base donnée pourrait garantir la validité de cette base.

samedi

nicolas hulot

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Il y a plus de chances de se sauver par un pessimisme clairvoyant que par un optimisme aveugle.

dimanche

Hiroshima

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Ma maladie atomique
ne guérira jamais -
Clair de lune

(Ishi Funazu)

Si l'avortement n'est pas un crime, la destruction préméditée des habitants d'Hiroshima n'est pas un génocide.
Mais comment savoir ?

jeudi

Blue Line

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Qu'est-ce que Blue Line ?

- Blue Line est le réseau e-mail international.
En théorie, grâce à la possibilité de transférer instantanément à plusieurs adresses n'importe quel message reçu, tous les internautes du monde peuvent se connecter par e-mail.
En pratique, leur champ de communication ne dépasse pas la sphère professionnelle ou privée.
Pourquoi ?
- Parce que les différents conditionnements liés au compartimentage des classes et des connaissances ne permettent pas de communiquer librement, c'est à dire de placer au même niveau de SAVOIR une personne disposant d'un pouvoir social et une personne n'en disposant pas.
Conséquence : les internautes disposant d'un pouvoir social monopolisent les sites Internet, tandis que les autres se contentent de recréer ce contexte à leur niveau, ou la plupart du temps se connectent à un site attracteur, de la même manière qu'un étudiant se connecte à un domaine de l'université, ou qu'un citoyen se réfère au gouvernement.
Et nos modes de communication, même axés sur des matériaux ultra sophistiqués comme ceux de l'Internet, continuent à refléter les schémas archaïques de la société pyramidale.
Blue Line est-il une utopie ?
- Oui, tant qu'une logique de l'échange ne sera pas prise en compte, infléchissant la logique du compartimentage, du pouvoir et d'une diffusion anarchique de connaissances tronquées ou stéréotypées.

Sommes-nous seuls dans l'Univers ?

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A cette question, je répondrai par une autre question :

- Cet univers est-il le seul ?

vendredi

Il existe une logique non binaire incompatible avec l'informatique

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La création d'un robot à comportement imprévisible (capable de prendre une décision non stéréotypée dans n'importe quelle situation) se heurte à un paradoxe.
Pour que ce fait soit possible (en théorie), il faudrait qu'un robot (au moins) sur 100 milliards ait un comportement imprévisible dans une situation donnée. Ce qui met en contradiction le principe de reproductibilité inhérent à toute expérience scientifique, et, à fortiori, à toute forme de technologie. En clair, cela signifie qu'une expérience scientifique non reproductible à volonté n'aurait plus rien de scientifique.
De la même manière, un robot à comportement imprévisible ne serait plus un "robot". Ce serait un être humain (à moins de lui faire faire des actions aléatoires, mais là n'est pas notre propos).
Or, pour concevoir une telle machine (qui n'en est plus une !), il faudrait un temps infini, car la création (mécanique) d'un algorithme d'imprévisibilité (non aléatoire) simulant l'intelligence humaine implique une programmation omnisciente. Et, pour construire une telle machine, il faudrait tellement de circuits neuronaux artificiels que l'univers entier ne pourrait les contenir !
Un robot, même hypercomplexe, ne pourra donc fonctionner que sur un ensemble d'instructions fini, le rendant néanmoins apte à résoudre et à raisonner dans tous les domaines de la pensée binaire (calcul, administration, jeux de réflexion, stratégie, comparaison, déduction, optimisation, composition musicale formelle, linguistique fonctionnelle ...), ce qui n'est déjà pas si mal.
D'autre part, il y a la grande loi de la thermodynamique, qui veut qu'un système ne peut de lui-même refaire le plein d'énergie (c'est pour cette raison que l'on vieillit). Appliqué à l'IA (intelligence artificielle), cela signifie qu'au même niveau hiérarchique deux êtres pensants (ou simplement vivants) ne peuvent se créer l'un l'autre. Pour que ce fait soit réalisable, il faudrait pouvoir remonter la flèche du temps !
La création artificielle de la vie n'aboutira jamais à la création d'un être pensant pour l'unique raison qu'elle est subordonnée à la création naturelle. Cette dépendance de nature ontologique induit que l'approche mécaniste ne peut avoir une compréhension globale de la création naturelle, laquelle met en œuvre des processus de synthèse et d'auto-restauration inimaginables de puissance et de complexité, sans commune mesure avec nos systèmes analytiques et sérialistes se résumant toujours à plus ou moins long terme à une destructuration du milieu, quand ce n'est pas à une destruction pure et simple (la médecine la plus efficace, aujourd'hui, ne fait jamais qu'éradiquer - tumeurs, virus - ou remplacer - greffe).
Même si la science gagne à copier la nature dans ses plus intimes détails, ce ne sera jamais qu'une copie. Le processus analytique aboutira peut-être à des synthèses partielles, mais jamais à une synthèse totale, donc à la vie. Et si, par extraordinaire, il le faisait, il s'agirait d'un paradigme différent impliquant des facteurs non quantifiables tels que l'intuition, la vision, l'empathie, l'analogie (lesquels ne sont pas pris en compte dans la démarche dite "scientifique"). D'où le paradoxe : si la science se met à créer, elle se renie en tant que science.
Dans la mythologie grecque, Pygmalion a créé une sculpture étrange et envoûtante (Galatée) , et il l'a créée à son niveau d'homme.
Seule l'intervention d'Aphrodite a métamorphosé la sculpture de Pygmalion en être vivant et pensant.

jeudi

Si Dieu est bon, d'où vient le mal ?

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Si Dieu est bon, d'où vient le mal ? Et, si Dieu n'a pas créé le mal, est-il le seul créateur ?
Peut-on résoudre ce paradoxe des anciens gnostiques, repris aujourd'hui par les philosophes analytiques et les sceptiques (et les déprimés) ?

1) Dieu infiniment bon crée un monde bon et lumineux - ce qui n'exclut pas l'ombre en tant que complémentaire de la lumière. Sans alternance dehors-dedans, pas d'univers possible.
Ce monde est lumineux car il n'est pas entaché par le mal. Nous dirons qu'il est en même temps parfait et indéterminé, car infini dans ses manifestations potentielles. Un monde "mauvais" serait nécessairement déterminé et limité dans ses manifestations (il n'y aurait pas de hasard, nous saurions tout à l'avenir).

2) Quand le monde est créé, le mal n'existe pas, non plus que le temps, tout au moins sous la forme que nous connaissons (vieillissement et entropie). Nous pouvons parfaitement nous représenter un tel monde, à condition d'imaginer d'autres formes de conscience, présupposition logique dans un monde infini.
Donc, le monde créé par Dieu est nécessairement bon car l'improbable y est possible.

3) Si Dieu est bon, il crée nécessairement un être doué de raison, c'est à dire capable de choix. Un Dieu "mauvais" ne peut créer qu'une créature privée de libre-arbitre, un automate. Un être doué de raison est capable de décisions improbables, sinon c'est un être limité et enchaîné à son créateur.

4) Dieu n'est pas responsable du choix opéré par sa créature, seulement de sa conception. Si Dieu intervenait dans le choix de sa créature, ce serait un Dieu "mauvais", car sa créature ne serait pas libre. Une mère est-elle responsable des crimes commis par son enfant à l'âge adulte ? Non, elle est seulement responsable d'avoir conçu cet enfant.

5) La créature décide de faire un choix contraire aux intérêts voulus par son créateur : elle se révolte. C'est son droit le plus strict, sinon elle ne serait pas libre, et Dieu serait "mauvais".

6) Si Dieu est tout-puissant, son univers est magique, en ce sens que la créature révoltée se retranche d'elle-même du monde créé par Dieu. Si cela n'était pas, Dieu lui-même serait entaché par le mal, ce qui est absurde (il ne serait pas tout-puissant).
Ce monde parallèle dans lequel se retranche la créature révoltée, c'est notre monde.
C'est parce que le monde originel est parfait, donc improbable dans ses conséquences, que l'imperfection y apparait.
Ce qui ne signifie pas que l'imperfection devient la loi du monde créé par Dieu, qui est éternellement parfait (car indéterminé). Ou encore que l'imperfection DEVAIT apparaître. L'imperfection est éternellement subordonnée à la perfection divine, car liée seulement à la créature. Le mal absolu ne peut prétendre à l'éternité puisque son pouvoir d'action est limité au monde de la créature (monde relatif de la subordination).
La créature est libre de renoncer à Dieu mais incapable de s'égaler à Dieu, sinon le monde créé par Dieu ne serait pas parfait, et Dieu ne serait pas tout-puissant.

7) L'imperfection s'applique seulement aux conséquences induites par le choix de la créature et non à la créature elle-même, qui est parfaite en tant que création de Dieu (car imprévisible). Une créature imparfaite ne pourrait prendre que de mauvaises décisions (c'est à dire limitées), et, encore une fois, Dieu serait un Dieu "mauvais".
Cette imperfection entraîne cependant que Dieu ne peut se manifester dans notre monde que par des signes que nous pouvons nous efforcer de déchiffrer. Nous pouvons aussi nier tout simplement ces signes (puisque nous sommes libres).

8) Dieu étant un Dieu "très bon", il n'a jamais parié sur la possibilité d'une chute réelle de sa créature, même si cette possibilité lui était connue.
Donc, Dieu n'est pour rien dans notre mal, sinon il serait "mauvais" et nous ne serions pas libres de choisir entre Dieu et ses simulacres.

vendredi

La guerre

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Le responsable d'une guerre n'est pas le dictateur qui impose la guerre à son peuple, mais le peuple qui lui obéit.
Plus la désobéissance passive est développée, moins les erreurs de l'histoire se répètent.
Qu'est-ce que la désobéissance passive ?
- C'est opposer à l'agitation du pouvoir l'immobilité du non-savoir.
Le pouvoir est un savoir, car il s'enseigne.
Le savoir est un pouvoir, car il se montre.
Le non-pouvoir n'est pas un savoir : c'est l'auxiliaire du non-savoir.
Le non-savoir n'est pas un pouvoir : c'est la graine de la transformation.

Nous rejetons l'innocence car nous prétendons savoir.

La réussite

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D'après les critères de réussite dans notre culture occidentale (pouvoir, notoriété, argent), le chercheur, l'ascète et le moine ont échoué dans la vie.
Se défaire de toute forme de pouvoir, de toute idée de permanence de soi, vivre du nécessaire est un comble pour l'homme ambitieux.
C'est une réussite pour l'homme avisé.

samedi

Une pensée toujours d'actualité

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Toutes les choses qui semblent posséder une identité individuelle ne sont que des îles, projections d'un continent sous-marin et n'ont pas de contours réels. Mais bien qu'elles ne soient que des projections, elles tendent à se libérer de cette attraction qui leur dénie leur propre identité.
Tout ce qui tente de s'établir pour réel ou positif, système absolu, gouvernement, organisation, soi, âme, individualité, ne peut y parvenir qu'en s'entourant d'une frontière, en damnant et en excluant en fuyant toutes les autres "choses". Faute de quoi, il ne peut jouir d'une apparence d'existence. Mais, s'il agit ainsi, il agira faussement, arbitrairement, futilement et désastreusement, comme quiconque voudrait tracer un cercle sur la mer, en incluant certaines vagues et en déclarant positivement différentes toutes les autres vagues, contiguës des premières, ou en misant sa vie sur la différence positive des faits admis et des faits condamnés.
La science moderne a faussement exclu, faute de standards positifs. Elle a exclu des phénomènes qui, selon ses pseudo-standards, avaient autant de droits à l'existence que les élus.

CHARLES FORT (le livre des damnés)

dimanche

Nature

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La culture la plus sophistiquée est issue de la Nature.
Au début, vous trouvez la Nature.
A la fin, vous trouvez la Nature.
Au milieu, vous trouvez encore la Nature, car les zones de culture ne sont pas repérables dans les replis du temps.

samedi

Technologie ...

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A quand la technologie légère ?
A quand la technologie subtile ?

Télévision : ne transmet que des images vides, sans odeur et sans saveur.
A quand l'image réelle ?
A quand la télépathie ?

Ordinateur : système inapte à vous apprendre quelque chose par lui-même. Le jour où il le fera, ce sera pour vous inciter obligeamment à imiter son self-contrôle.

Airbus : engin terriblement pesant, polluant, mécanique et linéaire - la risée d'un ovni.

Module spatial : concentré de logique binaire et fataliste (qui sait si ses occupants reviendront ?).

Auto : n'est pas suffisamment rapide pour aller très loin, beaucoup trop rapide pour se rendre à côté. Engin dangereux et capricieux, bassement utilitaire, à la fonction égocentrique.

Appareil photo numérique : petite merveille de miniaturisation trouvée au bout de la rue et issue des monstres antédiluviens du pétrole et des hypervoltages.

Centrale nucléaire : boîte de Pandore qui ne retiendra même pas l'espérance quand elle sera ouverte.

Nous sommes toujours incapables de fabriquer un élément technique complexe à partir de peu, du vent, de l'eau, des arbres, ou encore du coeur humain.

A quand la technologie légère ?
A quand la technologie subtile ?

lundi

Tolérance

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La tolérance doit s'opposer à l'intolérance, et non la tolérer.
Le respect des droits de l'homme implique un devoir de réciprocité : de moi à l'autre, de l'autre à moi.
Respect des individus, des expressions, des différences culturelles et territoriales, dans les deux sens.

Hypersignes zodiacaux

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Kepler et Galilée pratiquaient l'astrologie. La postérité, sous prétexte de rationalité pure, n'a pas retenu cette orientation "humaniste" dans l'oeuvre des deux savants. C'est un tort, car si l'astrologie (je ne parle pas d'astrologie médiatique) était restée un objet d'étude universitaire, les sciences humaines auraient fait des progrès considérables.
Quoi qu'il en soit, prenons les significations attachées aux douze secteurs astrologiques, et poussons-les à l'extrême. Nous aurons ainsi, pour chaque secteur, une HYPERSIGNIFICATION, c'est à dire une signification que nous obtenons par défaut de la signification du secteur opposé (l'équilibre se définissant, pour une signification donnée, par l'intégration de la signification opposée).
Ex : l'hypersecteur 7 (signe de la Balance) est le défaut ou l'absence de secteur 1 (signe du Bélier) = faiblesse, compromis, neutralité, manque de passion, mentalité procédurière ...
Inversement, l'hypersecteur 1 (Bélier) est le défaut ou l'absence de secteur 7 (balance) = excès d'assurance, imprudence, agressivité, manque de diplomatie ...
Je pars du principe que le lecteur est plus ou moins familier avec la notion de secteur astrologique, sinon il lui suffira de faire un bref crochet par Google.
Je voudrais en venir à ceci : que je constate une relation entre l'hypersignification des douze secteurs astrologiques et les comportements de la société occidentale depuis le début du siècle dernier.
Cette corrélation tend à montrer que notre monde (sur un plan tant écologique que sociologique) est entré dans une phase "hyper" et que cette phase durera jusqu'à ce qu'un ou plusieurs événements majeurs mettent un terme au processus d'accélération affectant tous les niveaux de l'activité contemporaine.

1 Bélier (manque de balance) : goût du risque excessif, mépris des règles, phobie de l'exploit. Performance, compétition. Culte du "champion". Prix littéraires et scientifiques.

2 Taureau (manque de Scorpion) : consommation boulimique, dépense, gaspillage. Profit. Peur de la mort, de la maladie. Culte du corps.

3 Gémeaux (manque de Sagittaire) : ultra communication, réseaux (internet). Pléthore littéraire (presse, histoire de moeurs, journalisme). Manie des particularismes. Echanges commerciaux omniprésents.

4 Cancer (manque de Capricorne) : culture de l'imaginaire négatif (horreur, terreur, envoûtement, possession). Démagogie. Loi du plus grand nombre. Réflexe PSI. Histoires de famille, culture de l'hérédité.

5 Lion (manque de Verseau) : tyrannie du jeu, video ou télévisé. Pléthore cinématographique. Monopole du "divertissement". Spéculation boursière. Enfant roi. Libéralisation des moeurs. Individualisme, égocentrisme. Loi des "grands groupes". Hégémonie du plus fort.

6 Vierge (manque de Poissons) : culte de la "raison". Ordinateurs. Goût du "nickel-chrome", de l'empaquetage. Administration omnipotentielle. Contrôle, secrétariat. Médecine aseptisante. Prolifération des laboratoires. Machinisme, phobie du détail. Hyperprudence, hyperassistance.

7 Balance (manque de Bélier) : loi du marché (tout a un poids et un prix). Indifférence quant à l'innovation dans les domaines autres que concrets et mesurables. Relativisme, égalitarisme, uniformité, peur de l'originalité. Esthétiques formatées. Manie des procès. Légalisations faciles sous prétexte de "droit d'expression".

8 Scorpion (manque de Taureau) : destruction et auto-destruction. Crises économiques. Pollution planétaire. Terrorisme. Morts accidentelles, dépression, suicide. Le mythe de l'Atlantide (déclin d'une civilisation).

9 Sagittaire (manque de Gémeaux) : grandes théories (scientifiques) monoargumentales (excluant les théories autres que "scientifiques"), ou, au contraire, sectarismes religieux. Manque de diversité culturelle, pensée unique. Réduction des choix et des orientations. Enseignement positiviste dominant (sciences "exactes", histoire, économie).

10 Capricorne (manque de Cancer) : régime technocratique et policier. Totalitarisme. Exploitation, hiérarchisation. Phallocratie. Politique du pouvoir, carriérisme. Conquête de l'espace extérieur. Colonisation. Matérialisme.

11 Verseau (manque de Lion) : renversement politique, économique ou géologique (cataclysme). Idéologies anticapitalistes (socialisme radical, communisme et marxisme). Pléthore associative (réunions, manifestations, syndicats).
Science et technologie lourdes (nucléaire). Gigantisation. Conceptualisme. Réduction des expressions au minimum fonctionnel. Appauvrissement du langage (franglais).

12 Poissons (manque de Vierge) : recul exponentiel de toute limite. Confusion sociale et intellectuelle. Illusion. Pandémie. Chaos. Rejet du quotidien, de la notion d'effort liée à toute forme d'activité.

mercredi

sagesse

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La sagesse est inquiétude, angoisse, doute, nervosité.
Prôner la sérénité est l'oeuvre des fous.

dimanche

Peut-on diffuser la connaissance ?

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Le système traditionnel des universités assurait jadis la communication des auteurs entre eux, qui conservaient de ce fait le pouvoir de diffusion du savoir, selon l'équation (corrigée) :

SAVOIR = DIFFUSION (faux) = ECHANGE (vrai)

Ce système permettait d'échapper au piège de la pensée orientée qui naît de l'attitude passive du "consommateur" face à l'information diffusée. Autrement dit, seul un statut d'auteur donnait accès au savoir.
Peu à peu, la poussée industrielle a inversé le processus, en établissant la suprématie des valeurs politiques et économiques sur les valeurs intellectuelles, et ce même au sein des universités. Dès lors les principales interfaces (éditeurs, presse, diffuseurs, multimédias) se sont retrouvées en tête de circuit (au lieu d'être en queue), compromettant la diversité d'expression (qu'il ne faut pas confondre avec la "liberté d'expression").
C'est ainsi qu'un "romantisme social" est né, auquel sacrifie encore la plupart des créateurs : vaincre l'indifférence, imposer une vision des choses, divulguer sa pensée ... Attitude masquant le fait qu'il ne peut exister de diffusion du savoir sans entorse à la diversité, donc sans entorse au savoir lui-même, lequel est avant tout mouvement parcellaire et non collectivisation.

Van Gogh et Cie

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Il n'y a aucun mérite à aimer Van Gogh en 2009, parce qu'il est écrit dans les manuels d'art que Van Gogh est un peintre génial.
Au lieu de porter stupidement aux nues une idole, on devrait au contraire se frapper la tête contre un mur, en signe de contrition d'avoir ignoré, par le biais des générations passées, un individu remarquable.
Seul son frère Théo a, du vivant du peintre, eu assez de clairvoyance pour deviner le futur Van Gogh.
Le mérite de la reconnaissance revient à lui seul.
En règle générale, le mérite revient à celle ou celui qui "voit" avant tous les autres, et ceux-là se comptent sur les doigts.

samedi

Lien

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Il existe un lien entre les manifestations naturelles extérieures telles que climat, virus, disparition des espèces, et notre comportement psycho-social.
Faudra-t-il attendre la fin du cycle pour s'apercevoir que nous étions responsables ?

jeudi

Libre arbitre

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S'il existe un mal de l'hérédité, il existe aussi un bien. Il n'y a pas que les tares qui se transmettent. La tolérance et la compassion nous viennent du plus profond des âges. L'homme n'est pas un loup pour l'homme, mais l'oubli de cette réalité le conduit à en être un.
Il y aurait donc une nature humaine meilleure que l'image que la société donne de cette nature.
La liberté individuelle consiste à renouer avec cette nature. Quelles que soient nos tares, nous pouvons toujours accepter ce qui est, au lieu de vouloir le modifier. Nous pouvons toujours refuser l'inéluctable que représentent la violence, la guerre et la barbarie, ce qui revient au même.
La liberté humaine n'est que cela, mais c'est tout.

Intelligence

Si on définit l'intelligence par : logique, raisonnement, calcul, abstraction, conceptualité, planification, alors nous nous trouvons sans conteste au "sommet" de la pyramide (en tant que plus grands prédateurs).
Si on définit l'intelligence par : tolérance, compassion, sens de l'esthétique, respect de l'environnement, l'espèce humaine n'est probablement pas en tête sur cette planète. La plupart des cétacés nous sont bien supérieurs.

mardi

Philosophie

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La philosophie se moque de la philosophie.
L'univers n'est pas l'univers.
La réalité n'est pas la réalité.
La culture n'est pas la culture.
La politique n'est pas celle des politiciens.
Dieu n'est pas Dieu.

Masse

La masse est un ensemble de fous qui contient au moins un fou dangereux et quelques sages.

Individu et Groupe

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1 Un sage parmi les fous est pris pour fou

2 Un fou parmi les fous est pris pour sage

3 Un sage parmi les sages est pris pour sage

4 Un fou parmi les sages est pris pour fou

Bien et Mal

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La relativisation du bien et du mal est le propre du mal.
La Nature n'est ni bonne ni mauvaise. Elle est juste. C'est à l'esprit humain qu'il appartient de discerner (en examinant les conséquences des actes sur la personne et sur autrui) la voie du bien et du mal.
Bien et Mal sont supérieurs à la nature.

dimanche

Ecologie

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La technologie contient en elle-même le principe de dépense. Plus l'on produit de technologie "fine", plus nous dépensons d'énergie et plus nous polluons notre environnement.
La question est : sommes-nous capables de produire une technologie respectueuse de l'environnement ? Ou plutôt : sommes-nous capables d'abandonner la sacro-sainte idée de croissance économique, qui n'est en somme, pour les pays "évolués", que la recherche effrénée du profit immédiat ?
Seule l'écologie peut se targuer d'économie.
Etre écologiste, c'est moins consommer, donc moins produire. C'est produire de la diversité, non de la quantité. C'est créer du langage, non de la communication. C'est être solidaire des pays pauvres immédiatement, en laissant de côté la conquête de la Lune (symbole de notre illusion technologique).

En sommes-nous capables ?

lundi

Démocratie

La démocratie est intimement liée à la satisfaction des besoins matériels. Si l'eau courante, le gaz et l'électricité venaient à manquer subitement, la démocratie céderait immédiatement la place à la barbarie - d'où la nécessité d'un principe plus large, qui est l'amour.
L'amour contient la démocratie, la réciproque n'est pas vraie.

mardi

Théologie

>
Le Père, le Fils, le Saint-Esprit.

Rien n'existe en dehors de ces trois personnes divines.

Or, le Fils ne peut exister sans la Mère.

Le Saint-Esprit est donc la Mère. Car, s'il n'est pas la Mère, il existe nécessairement une quatrième personne (la Mère) dans la Trinité, ce qui contredit le dogme.

Lieux communs

>
- L'inégalité sociale repose avant tout sur l'inégalité des salaires.

- L'égalité en droit n'implique pas l'égalité en fait. Un travail immense de développement personnel est nécessaire avant que l'homme considère la femme comme son égale.

- Une religion dans laquelle la femme ne peut avoir les mêmes prérogatives que l'homme ne saurait prôner l'égalité. Jésus n'a jamais nommément interdit que la femme puisse accéder au statut de prêtre ou d'évêque. Comme toujours, l'homme impose une hiérarchie binaire (sexuée) dans tous les domaines culturels (homme = esprit, femme = corps).

- La Nature est inégale, mais non injuste. Nous naissons tous inégaux, et il est juste de mourir.

jeudi

Science et religion

>
Croire que la science et la technologie (sa résultante) peuvent apporter la connaissance à l'humanité n'est pas une attitude scientifique.
Croire que la religion peut apporter le bonheur en obligeant à se conformer à des "règles de vie" n'est pas une attitude religieuse.

mercredi

Qu'est-ce que l'art ?

>
Il ne faut pas confondre la perversité et le jeu de la perversité, lequel caractérise bon nombre de milieux artistiques contemporains. La perversité n'est pas un jeu, mais y jouer constitue une attitude perverse (donc violente).
La notion de perversité artistique repose sur le détournement de l'objectivité scientifique. Sous prétexte d'objectivité et d'impartialité, on expose crûment sexe, torture, maladies, meurtre, déchets alimentaires, excréments, cadavres ... Mais cette démarche n'est objective que dans son alibi (l'observation). Ce qui est objectif dans le regard du chercheur scientifique n'est ici que pure subjectivité de la part de l'auteur. Débarrassée de sa pseudo-citation scientifique, la vision de tels auteurs se résume à un constat plus ou moins étriqué des habitus de l'homme moderne en proie à ses phantasmes. Elle révèle beaucoup plus qu'elle ne crée.
Finalement, je définirai l'art comme engagement dans une démarche singulière et non violente. Par exemple, les compressions de voitures de César proposent une transformation de la violence automobile, tout comme l'urinoir de Marcel Duchamp était une délocalisation de l'objet "urinoir". Dans les deux cas, il y a reconversion d'une fonction en une autre, et non simple détournement de sens ou de concept.
Choquer ou provoquer le "sens commun" doit être le fait d'une singularité, non celui d'une perversion.

mardi

Evolution ou création ?

>
- Qui a créé l'évolution ? Dieu ou Darwin ?

- Il se peut que l'homo sapiens soit le seul mammifère finalement incapable de s'adapter à son milieu naturel. Si le processus d'adaptation d'un certain singe à un certain milieu aboutit, à plus ou moins long terme, à une destruction pure et simple du milieu, que peut-on dire à propos de la validité de ce processus d'adaptation ?

- Les créationnistes ont raison sur un point : les espèces ne se transforment pas. Elles apparaissent (ou disparaissent) en un certain point de l'espace-temps, et cette apparition est forcément imprévisible. Il est exact de dire que l'éléphant "descend" du mammouth, mais faux de dire qu'il s'agit d'une "transformation" de ce même mammouth.
Je descends de mon arrière grand-mère, mais je ne suis pas sa transformation.
Par contre, les créationnistes ont tort d'interpréter le texte biblique à la lettre. Les événements décrits dans la Bible ont un caractère mythique, c'est à dire qu'ils sont réels mais appartiennent à un espace-temps onirique (celui des conteurs).

jeudi

Genèse (conte bref)

>
Après la grande catastrophe, il restait seulement deux êtres humains sur la Terre, une femme et un homme ...
Ils se cherchèrent longtemps, tellement longtemps que lorsqu'ils se rencontrèrent enfin, ils étaient devenus trop vieux l'un et l'autre pour repeupler la Terre.
Et ce fut heureux.
Et ce fut heureux, car en peu de temps (quelques milliers d'années) la Terre redevint le merveilleux jardin qu'elle était avant l'arrivée des hommes.
Un jour vint du ciel, dans un oeuf lumineux, une femme aussi belle que le soleil et la lune réunis : c'était Dieu.
Il (Elle) se promena quelque temps aux alentours (des milliers de kilomètres), et il (Elle) constata la disparition totale de l'Homo Sapiens.
Dieu vit que cela était bon.
"Recréons cette fois l'Homme à notre image véritable, dit Dieu, et commençons par la Femme".
Dieu les bénit et leur dit :
"Soyez féconds, multipliez, emplissez la Terre et ne la soumettez pas; ne dominez pas sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la Terre".
Dieu vit tout ce qu'il (Elle) avait fait : cela était très bon.
Il y eut un soir et il y eut un matin : huitième jour.

Et il n'y eut pas de chute.

(à Yves Pacallet)

samedi

Faire une (grande) multiplication rapide sans machine

>
Dans son livre "histoire universelle des chiffres", Georges Iffrah place, à tort, notre méthode moderne de multiplication (avec retenues) au-dessus de toutes les autres, y compris celle des arabes (méthode dite de la "jalousie"). La méthode arabe est en soi plus évoluée que la nôtre, l'inconvénient résidant surtout dans la construction de la matrice.
Notre méthode à retenues est lente. Elle est fastidieuse dès que les chiffres atteignent une certaine longueur. La méthode que je propose fait l'économie des étapes intermédiaires (produits simples avec retenues). Il s'agit d'une simplification du système antique de l'abaque.

Soit le produit :

25753 . 94536

A) Matrice

On calcule les produits simples, que l'on place dans l'ordre suivant :

18 08 10 06 12
== 45 20 25 15 30
==== 63 28 35 21 42
====== 45 20 25 15 30
======== 27 12 15 09 18


B) Addition et total

On fait la somme (mentalement) de chaque colonne en partant de la droite. Les chiffres de gauche d'une colonne s'additionnent avec les chiffres de droite de la colonne suivante :

8
1 + 9 + 0 = 0
3 (+1) + 0 + 5 + 5 + 2 = 6
4 (+1) + 1 + 1 + 2 + 5 + 1 + 0 = 5
3 (+1) + 2 + 2 + 1 + 7 + 0 + 5 + 5 + 2 = 8
1 (+2) + 1 + 3 + 2 + 2 + 5 + 8 + 5 + 6 = 5
0 (+3) + 2 + 2 + 4 + 3 + 0 + 0 = 4
1 (+1) + 2 + 6 + 8 + 5 = 3
0 (+2) + 4 + 8 = 4
1 (+1) = 2


Total : 2.434.585.608


Les retenues n'interviennent qu'à la fin. Pas d'étapes intermédiaires. Avec l'habitude, cela va très vite. Essayez avec la méthode classique, par exemple, pour 2354326 x 7654565, et comparez.

mardi

Logique pour l'au-delà

>
1) Continuité

Le néant n'existe pas puisque quelque chose est. Si le néant est, il s'annule lui-même, donc ne peut être.
Si je n'existe pas avant ma naissance et après ma mort, il m'est impossible d'exister entre. Car alors je fais partie d'un ensemble vide, et tout élément d'un ensemble vide est vide.
Donc il y a quelque chose avant ma naissance qui me précède et quelque chose après ma mort qui me suit, même si ce quelque chose est pour moi inimaginable.

2) Origine du cerveau

Le cerveau est soit une interface, soit une source.
Prenons le cas où le cerveau est une source (cas envisagé le plus couramment). Dans ce cas le cerveau crée l'imaginaire et la conscience. Mais le cerveau est une structure matérielle.
Question : qui ou quoi l'a créé, lui ? Car il ne peut se créer lui-même en dehors de quelque chose d'extérieur à lui-même (ou alors ce serait un pur esprit, donc l'âme).
Le cerveau est donc une interface. Il ne crée pas la conscience mais la canalise. La conscience est à l'origine du cerveau et de la vie biologique.

3) Onde et matière

La probabilité pour qu'une forme existe se traduit par une onde. Si l'univers est, toute chose, même impensable, existe à l'état d'onde de probabilité. Ces ondes de probabilité constituent le tissu de la conscience.
L'interaction des formes entre elles engendre les phénomènes. Les phénomènes sont assujettis au temps (matière), pas les ondes (conscience).
Dans la réalité ondulatoire, le big bang est contemporain du big crash. Le temps absolu n'existe pas. La matière est le véhicule de la conscience et n'est pas limitée à son aspect visible (il n'y a pas "esprit" et "matière" s'opposant mais "haute" et "basse" matière).
L'enfer et le paradis ne sont pas des phantasmes mais des réalités spirituelles (ondulatoires).

lundi

numération non positionnelle

>
Je prendrai la numération romaine, délaissée au fil du temps parce que mal comprise. La numération à zéro (dite de position) permet de calculer verticalement. Bien que nécessitant l'apprentissage de tables d'addition et de multiplication, celle-ci a néanmoins détrôné toutes les formes de numération antérieures. Ce fait s'explique - à mon sens - par l'ignorance (ou l'oubli) de la technique de calcul horizontal caractérisant ces formes de numération.

En préliminaire, je donne ici une table de correspondances complétée du système romain, permettant de calculer jusqu'au milliard (je pars du principe que les bases de ce système sont acquises).

I : 1

II : 2

III : 3

V : 5

X : 10

L : 50

C : 100

D : 500

M : 1000

N : 5000

P : 10000

Q : 50000

R : 100000

T : 500000

Y : 1000000

J : 5000000

F : 10000000

E : 50000000

H : 100000000

W : 500000000

K : 1000000000

Peut-on parler de "base 10" pour cette numération ? Dans la mesure où la lettre "X" ne sert plus à qualifier ses multiples (puisque zéro n'est pas exprimé), je parlerai plutôt de base décimale indéfinie. On pourrait tout aussi bien parler de "base 100", puisque ce nombre est exprimé par un symbole unique (C), ou encore de "base 1000" (M). Par ailleurs, certaines formes d'écritures, comme LLL ou DDD, font penser à une base de type 5.


1 ECRITURE

91 : XCI

123 : CXXIII

18 : IIXX

546 : DXLVI

97 : IIIC

1999 : IMM

4700 : MNDCC

3296 : MMMCCIVC

8743 : MMPDCCXLIII

9447 : MPCDXLVII

12750 : PMMDCCL

31857 : PPPMCCMLVII

423988 : RTPPMMMCMXXCVIII

1 453 756 : YRTQMMMDCCLVI

650 567 198 : WHETQPNMMIICC


2 OPERATIONS

A L'addition

Une légende tenace veut que cette numération ne permette aucun calcul. Vraiment ?


29 + 57 + 63 + 27


IXXX + LVII + LXIII + XXVII

LL XXXXXX VII VII III - I

CLXXVI

= 176

Technique :

1) Groupage : on regroupe tous les caractères semblables, du plus fort au plus faible.

2) Simplification : on retranche les caractères négatifs (placés avant), ici, le "I" avant "XXX". Caractères positifs et caractères négatifs s'annulent.

3) Réduction : on fait la somme des caractères restants.

Avec un peu d'habitude, on constate qu'une addition romaine est plus simple à faire qu'une addition en base 10 (aucune retenue).


218 + 563 + 159 + 43

CCIIXX + DLXIII + CLIX + XLIII

D CCC LLL XXX +X -X III III - III

CMLXXXIII

= 983


258 + 47 + 108

CCLVIII + XLVII + CIIX

CCC LL -X +X VIII VII - II

CDXV - II

CDXIII

= 413


B La soustraction

68 - 19

LXVIII - IXX

X-XX = -X

LVIII - X + I

XLVIII + I

XLIX

= 49


Technique :

1) Groupage : on retranche les caractères semblables (ici, X - XX).

2) Simplification : on additionne les caractères négatifs du membre soustrait (ici, le "I" placé avant "X" dans "IX"). Les caractères négatifs du membre soustracteur restent négatifs.

3) Réduction : on fait la soustraction (ou la somme) des caractères restants.


2467 - 539

MMCDLXVII - DXXXIX

D - D
X - XXXX = -XXX
-C
+I

MMLVII - XXX + I

MMXXVII + I

MMXXVIII

MMXXVIII - C

MCMXXVIII

= 1928


Soustraire horizontalement implique une procédure de type algébrique. Les arabes sont-ils partis d'une numération non positionnelle pour inventer l'algèbre ?

40 - 20

XL - XX

-X - XX = -XXX

L - XXX = XX


85 - 38 - 17

LXXXV - XXXVIII - XVII

XXX - XXX - X = - X
V - V - V = - V
- III - II = - V

L - X - V - V = XXX


C La multiplication

25 x 7

XX (V
VII

VII . XX = CXL
VII . V = XXXV

X - X

CLXXV (175)


Technique :

1) Décomposition : on met les unités à part.
2) Calcul : on procède comme pour la multiplication décimale moins la retenue (avec tables de multiplication jusqu'à IX donnant aussi le résultat fois X, C, M ...).
3) Simplification : comme pour l'addition (ici, X - X).
4) Groupage
5) Réduction


63 x 46

LXIII . XLVI

LX (III
XL (VI

LX . XL = MMCD
LX . VI = CCCLX
III . XL = CXX
III . VI = XVIII

C - C

MMDCCCLXXXXVIII

MMDCCCIIC (2898)


682 x 253

DCLXXXII . CCLIII


DC (LXXX (II

CC (L (III


DC . CC = RPP
DC . L = PPP
DC . III = MDCCC
LXXX . CC = PNM
LXXX . L = MN
LXXX . III = CCXL
II . CC = CD
II . L = C
II . III = VI

RPP/PPP/MDCCC/PNM/MN/CCXL/CD/C/VI

M - M
C - C

RPPPPPPNNMDDCCCCCXLVI

RQPPMMDXLVI (172546)


Le système non positionnel ne permettrait certes pas d'aborder les grandes théories mathématiques contemporaines. Je voulais seulement montrer qu'il était victime d'un préjugé tenace, à savoir qu'il était impossible de calculer avec lui.
Je crois personnellement que cette numération a été jadis utilisée sans avoir besoin d'abaque. L'absence de preuves historiques est sans doute imputable à la fragilité des supports d'écriture.

vendredi

Les 3 pseudo-postulats

Les trois pseudo-postulats des mathématiques contemporaines :


1) Aucune opération élémentaire n'est possible en dehors de la numération de position.

2) Il existe un infini plus grand que l'infini.

3) Aucun ensemble n'est élément de lui-même.


Ces trois pseudo-postulats instaurent un ordre artificiel dans l'ordre naturel de l'arithmétique. Ils conduisent tout droit à la technologie de pointe, à la conquête de la Lune, à la vieillesse prolongée.

C'est un progrès.

Ils ne tiennent pas compte de l'imperfection prodigieuse de la pensée.

C'est une régression.

jeudi

L'antibase

L'équilibre (ou la redondance) d'une base de numération pose le problème de la "figuration" des entiers.
Par exemple, en base 10, on peut "figurer" le dernier terme de la série (9) par un carré :

1 2 3
4 5 6
7 8 9

Cette possibilité rend pertinente, selon moi, la base 10 par rapport à toute base à laquelle elle ne s'applique pas (on la trouve en base 5, en base 17, en base 26, en base 37, ...). Mais cette figuration du nombre 9 est indépendante de la notion (moderne) de base de numération. Elle ne concerne en fait que la "base 1" qui, d'après la définition d'une base, n'est pas considérée comme une base puisque ses éléments ne sont pas des symboles (comme "7") mais des points (comme "****"). De plus, zéro (0) n'existe pas en base 1, ce qui entraîne que les nombres à virgules y sont impossibles (c'est peut-être l'une des raisons de son élimination).
Pour ne pas interférer avec la définition usuelle, nous appellerons cette base 1 "antibase".
L'antibase est donc un espace où tous les entiers peuvent s'exprimer par des points ou encore par des figures géométriques.
On a vu que "9" peut s'exprimer par un carré. Il en est de même, évidemment, pour tous les carrés (4, 16, 25, 36 ...). On appelle ces nombres des nombres carrés car on peut tous les disposer en carré.
"10" est un nombre dit "triangulaire" car il représente la base d'un triangle équilatéral (ou rectangle) formé d'un nombre de points égal précisemment à ce nombre triangulaire :

*
**
***
****

On obtient le triangle (et le nombre triangulaire) suivant en ajoutant chaque fois une ligne de points en nombre égal au nombre des points de la base du triangle précédent plus un. Le nombre de points à ajouter au nième nombre triangulaire est n + 1 :

1, 3, 6, 10, 15, 21 .........., n (n + 1) / 2

La suite des nombres triangulaires constitue une magnifique projection de l'ensemble N, puisque la raison de cette suite est précisemment ... n.

En prenant la raison 3n - 2, on obtient les nombres dit "pentagonaux", tous ceux qui représentent le périmètre d'un pentagone formé d'un nombre de points égal précisemment à ce nombre pentagonal :

1, 5, 12, 22, 35 ....., n (3n - 1) / 2

Les nombres polygonaux, de même que les polygones réguliers, sont en nombre infini.

(voir le livre de Matila Ghyka, "philosophie et mystique du nombre").

lundi

Mystères de la base 10

Bien que conscients de la relativité des bases numériques, la plupart des mathématiciens se comportent à l'égard de la base 10 comme s'il s'agissait d'une base universelle. Témoin, par exemple, la recherche de telle décimale de PI, ou les chiffres du nombre d'or (1,618), lesquels semblent gravés dans la pierre.
La structure des dix premiers chiffres aurait-elle un sens caché ?
Sur un plan strictement quantitatif, il n'y a aucune raison de préférer la base 10 à toute autre. Il y a même des raisons pour lui préférer la base 12 ou 16 (se reporter aux articles officiels traitant de cette question). Mais sur un plan qualitatif ?
- On constate que 10 = 4(4 + 1) / 2. La somme des 4 premiers chiffres donne 10.
- 4 est un carré (2 ^ 2).
- 4 auquel je retranche 1 donne 3 dont le carré est 9 (3 ^ 3), dernier terme de la série.
- Le chiffre 9, carré de 3, permet de visualiser parfaitement l'ensemble des 9 premiers entiers non nuls, à tel point qu'on peut les ordonner en carré magique :

4 9 2
3 5 7
8 1 6

(chaque ligne donne un total de 15, somme de 9 + la différence entre 10 et 4 : 6).

- 10 + 6 (différence entre 10 et 4) = 16, carré de 4.
- 16 (4 ^ 2) + 9 (3 ^ 2) = 25, carré de 5 (10 / 2), quart de 100 (10 ^ 10), nombre s'obtenant également par 10 + 15, c'est à dire 4 (4 + 1) / 2 + 5 (5 + 1) / 2.
- 4 x 9 = 36, carré de 6.
- 50 (10 x 5) - 1 = 49, carré de 7.
- 16 x 4 = 64, carré de 8.
- 25 (25 + 1) / 2 = 325, et 325 - 1 = 324, carré de 18.
- 81 (9 x 9) - 36 (6 x 6) = 45, c'est à dire 9 (9 + 1) / 2.

En résumé :

- Le premier carré (1) s'obtient par 10 mod 9.
- Le deuxième (4) produit le nombre de la base (2 x 5).
- Le troisième (9) est le dernier terme de la série (10 - 1).
- Le quatrième (16) est le carré du deuxième.
- Le cinquième (25) s'obtient en additionnant 10 (nombre de la base) et 15 (total du carré magique de 9).
- Le sixième (36) est le produit du deuxième et du troisième.
- Le septième (49) s'obtient en retranchant 1 de 50 (5 x 10 ou 2 x 25).
- Le huitième (64) est le cube du deuxième.
- Le neuvième (81) est le carré du troisième.
- Le dixième (100) est le carré du nombre de la base (2 x 5).

Paradoxalement, la base 12 est équilibrée en base 10 (12 entiers non nuls) :

1 5 9
2 6 10
3 7 11
4 8 12

En base 12, elle est déséquilibrée (impossible d'afficher correctement les 11 entiers non nuls) :

1 2 3 4
5 6 7 8
9 X E 0

Conclusion : le système décimal, au-delà d'une apparente neutralité formelle (2 diviseurs), met en évidence un ensemble de relations numériques fortes qui pourraient laisser penser qu'il n'a pas été choisi de manière arbitraire (ou anthropomorphique). Il est pour moi l'oeuvre d'hommes pour qui les nombres n'étaient pas (comme aujourd'hui) une simple affaire de mesure, mais aussi une harmonie.

mercredi

Les grands nombres

La longueur de nombres tels que 10^100, 1000 ou 1000000 dépend essentiellement de la base que nous utilisons. Il est évident qu'en base 10 ces nombres nous sembleront toujours "grands". Si nous augmentons la base (64, 128, 1000, 1000000), les grands nombres ont une dimension beaucoup plus raisonnable.
En attendant, je propose, pour les grands nombres, la classification suivante :

1) De 0 à 10^9 : petits nombres.
2) De 10^9 à 10^100 : moyens petits nombres.
3) De 10^100 à 10^10^9 : moyens grands nombres.
4) De 10^10^9 à 10^10^100 (et au-delà) : grands nombres.

Les progrès de l'informatique actuelle nous permettent tout juste d'aborder les grands nombres (10^10^9). La poursuite de tels progrès ne dépend pas seulement de la vitesse de calcul, mais aussi de nouveaux moyens de calcul et de stockage des matériaux numériques. D'où l'importance
des bases de numération.

mardi

Hiérarchie

Le chaos produit l'ordre, l'ordre produit l'intelligence.

Le grand logiciel est Chaos.

Le petit logiciel est Ordre.

L'ordre surgit d'un ordre incompréhensible à l'intelligence.

Le grand logiciel est incompréhensible, car antérieur à l'évolution.

dimanche

Les harmots

Pour les sociétés traditionnelles, le choix d'un signifiant (signe, caractère ou symbole) n'est jamais arbitraire, mais circonstanciel. Le signifiant ne se contente pas de représenter le signifié, il le porte et le révèle par le truchement d'une interprétation. En deux mots, il contient le signifié. Là où la pensée rationnelle se contente de noter, de définir (= rendre fini) et de classifier, la pensée magique (religieuse ou artistique) associe et dévoile.
Appliqué à l'onomatique (étude des noms propres et communs), le principe d'autoconnexion révèle une interaction de toutes les parties d'un nom entre elles - ces parties étant tous les mots, anagrammes ou non, que l'on peut former en combinant les lettres du nom. Plutôt que logogriphes (terme officiel ne renvoyant à rien susceptible d'étayer notre recherche), j'appellerai ces mots inclus des harmots, mot fabriqué à partir de "harmonique" et de "mot". En musique, le terme "harmonique" renvoie à la notion de son contenu dans un son fondamental. De même qu'un son harmonique est accordé au son qui le produit, on peut dire qu'un harmot est accordé au nom le contenant. La différence entre les deux contextes (littéral et musical) réside dans le fait que l'ensemble des harmots d'un nom est toujours fini, ce qui n'est pas le cas de l'ensemble des harmoniques.
Tout harmot étant une partie du nom, il se voit donc investi du même pouvoir signifiant que le nom. Si le nom (signifiant littéral), représente le signifié, il s'ensuit que l'harmot, partie du nom, représente une partie du signifié.
L'ensemble des harmots pour un nom donné constitue le champ phonétique du nom. Cette définition peut être généralisée à l'ensemble des mots (noms, adjectifs, adverbes).
J'appellerai parasémantique une branche de la linguistique traitant de la signification des mots considérés exclusivement comme des parties signifiantes autoconnectées.

En matière d'exemple, je donne ici deux listes d'harmots tirées de deux noms propres ("Lascaux", "Léonard de Vinci").

LASCAUX

causal / calas (caler) / calus / causa (causer) / culas (culer) / laças (lacer) / luxas (luxer) / salua (saluer) / sauça (saucer) / Scala (théâtre) / axas (axer) / casa (caser) / culs / lacs / lacs (noeud et formes) / suça (sucer) / aux (article pluriel et terminaison du pluriel) / cal / las / lus / lux (nom) / sac / sal (nom) / sax (nom) / sua / suc / usa /.

Certains harmots peuvent constituer des radicaux : asc, asca, sca, scal, cau, alca, cal, calu, lax, lux, lasc ...
On cherche alors tous les mots contenant, par exemple, le radical alca.

Un nombre impressionnant de racines indo-européennes se trouvent dans LASCAUX.

ALW (prononcer ALUA) : idée de longue durée.
AK : idée générale de pointe.
AKS : essieu, axe.
AKS : hache, pioche.
AKW : eau, considérée comme vivante.
AL : nourrir.
AL : autre.
AS : idée de sécheresse.
AU : ou bien.
AUS : aurore.
AUS : oreille.
AW : désigne un ancien dans la famille.
AW : passer la nuit dans un abri.
AW : oiseau.
CALX : talon (fouler aux pieds, chaussure, inculquer).
CAS : manquer de.
CASA (latin) : hutte.
CAUSA (latin) : cause.
KAL (KLA) : frapper.
KAL (KLA) : idée de chaleur.
KAU : tailler.
KAUL : creux.
KU : embrasser.
Kw : interrogatif, indéfini et relatif.
LA : crier et chanter.
LAK : voir.
LAK : déchirer.
LAK : idée de sauter.
LAK : bassin, fosse, lac.
LAS : idée d'avidité.
LAU : prendre comme butin.
LAUS : louange.
LAX : ruse, séduction. Est à l'origine de LACS (piège) qui a donné ENTRELACS (motifs superposés).
LEUK : idée de briller. A donné LUX en latin (lumière).
SAC : idée de sacré.
SAL : salle.
SAL : sauter.
SAL : sel.
SAL : saule.
SAL (SOL) : entier, intact.
SKA : jeter une faible lueur. A donné SCENE en français (par le latin).
SU : porc.
SWA : idée de douceur.
U (OU) : idée de vide.
UL : cri d'animal.
WAL (UAL) : exprime la force, la puissance.
WALS : pieu.

N'allons pas conclure de cette nomenclature que le langage des hommes de Lascaux est à l'origine de l'indo-européen ! Le mot "alask" présent dans "Lascaux" fait plus penser aux langues de l'extrême-nord qu'à l'indo-européen (cela n'exclut pas les collusions évidemment).
Concernant cette étude, deux points sont à retenir :
1) Les harmots trouvés dans Lascaux nous renseignent par image sur le mode de vie et de pensée, très riche, des hommes de la fin du paléolithique. En ce sens (et c'est valable pour toute étude), les harmots sont à prendre au sens figuré beaucoup plus qu'au sens propre, bien que, dans certains cas, ils puissent l'être au sens propre. Le verbe "lacer", par exemple, s'entend au sens propre comme au sens figuré (entrelacer, dessiner).
2) Notre interprétation moderne de Lascaux est sujette à caution. Pourquoi faire une fixation sur le mode religieux et magique dès que nous abordons les sociétés du passé lointain ? La superstition ne serait-elle pas de notre côté ? Car peu de chose dans cette étude a directement rapport au sacré, bien qu'il soit présent (la racine "sac"). Il semble évident que ces femmes et ces hommes avaient une conception très évoluée de la vie et de la communication (cette dernière étant très libre, y compris sur le plan sexuel). Il faut se faire à l'idée que les peintures de Lascaux ne sont le fait que de quelques individus spécialisés en représentations plastiques, comme d'autres l'étaient dans la chasse ou la cuisine. Rien ne permet raisonnablement de se focaliser sur une intention magique à propos des peintures, à moins de considérer qu'un musée ou un papier peint soient des signes ostentatoires de communication avec les esprits !

Liste des harmots les plus représentatifs pour LEONARD DE VINCI.

DECA-
DECADE
DECALER
DECAN
DECENNAL
DECLIVE
DEDALE
DELAVé
DELAVER
DERIVE
DEVALER
DEVANCER
DEVENIR
DEVIER
DEVIN
DEVINER
DEVOILER
DEVOIR
DIACRE
DIEDRE
DIODE
DIVINE (LA)
DODECA-
DOLINE
DONNEE
DRAIN
VALENCE
VALIDER
VALOIR
VEDA
VELI-
VELAIRE
VELCRO
VELIN
VELO
VELOCE
VERIN
VERLAN
VERNAL
VIA
VIDE
VIDEO
VIE
VIOLACE (E)
VIOLE
VIREE
VIROLE
VOCAL (E)
VOIE
VOILE
VOILER
VOIR
VOL
VOLER (A)
VOLCAN
VOLEE
VOLIERE
VRAI (E)
CADDIE
CADRAN
CADRE
CALORIE
CANON
CANULE
CARDIO-CARENE
CAVE
CAVERNE
CELADON
CELER
CENDRE
CENDRé
CENE
CERNé
CIEL
CILIE(E)
CIRE
CIRE(E)
CIVIL (E)
CLAIR (E)
CLAVIER
CLE/CLIN (D'OEIL)
CLIVER
CODE
CODER
COIN
-COLE
CONE
CONVOI
CORAIL
CORDE
CORINDON
CORNEE
CRAIE
CRANE
CREDO
CRIN
CRINIERE
CRINOLINE
LANCE
LANCEE
LANCER
LAVE
LAVER
LEçON
LEVAIN
LEVER
LEVIER
LIEN
LIER
LIRE
LOCAL (E)
LOIN
LOIN
NACRE
NANO-
NARINE
NAVIRE
NECRO-
NEO-
NEON
NIVAL
NOIR (E)/NONCE/
NORD
NORIA
NOVICE
NOVA
ICONE
ICTERE
IDEAL
IDEE
IDEO-
IDOLE
ILEON
INCARNE (E)
INCENDIE
INCENDIER
INCREE
INDICE
IDIO-
INNE (E)
INNOVER (A)
INONDER
IODE
ION
IVRAIE
ACIDE
ACIER
AEDE
AERIEN
AERO-
AILé
AILERON
ALCOVE
ANCIEN
ANCRE
AVE
AVEC
AVEN
AVION
AVIRON
AVRIL
OCEAN
OCRE
ODE
OEIL
OENO-
OINDRE
ONDE
ONDEE
ONDINE
ORACLE
ORAL (E)
ORDALIE
ORDINAL
ORNE (E)
ECLAIR
ECLORE
ECO-
ECOLE
ECRAN
ECRIVAIN
EDEN
ELAN
ENCADRé
ENCRE
ENDO-
ENVOI
ENVOL
EOLIEN
ERODé
EVEIL
RACINE
RADIE (E)
RADIO
REEL
RELIé
REVE
RIEN
RINCE (E)
RIVE
ROI
ROND (E)

mercredi

Principe d'autoconnexion

Le principe d'autoconnexion

1) En biophysique

Un système est autoconnecté si tous les éléments le constituant sont connectés entre eux.
Chaque élément est autonome (possède une fonction spécifique) et interdépendant de tous les autres. Il n'existe pas de hiérarchisation puisque pas d'élément "dominant". La perte ou la suppression d'un élément (d'une fonction) peut entraîner l'affaiblissement ou la mort de l'ensemble.
Ex : le cerveau, l'écosystème (où les éléments sont des vecteurs et des flux, non des individus).
Tout élément d'un système autoconnecté est une connexion.

2) En sémantique

L'autoconnexion est la propriété de tout objet (concret ou abstrait) à se définir comme l'ensemble de ses référents. Pour toute "chose", l'ensemble des référents est l'univers entier. Pour tout objet indéfini, l'ensemble des référents est l'ensemble de tous les objets.
Pour un objet défini (par exemple : une couleur), l'ensemble des référents est l'ensemble des objets ayant une connexion proche ou lointaine avec cet objet.
Tout objet sémantique est donc un ensemble virtuel contenant son référentiel (ensemble des référents).

3) En mathématique

Un ensemble est autoconnecté si chacune de ses parties est ensemble virtuel de l'ensemble de ses parties.

jeudi

Métamathique

La métamathique s'occupe essentiellement des fondements des mathématiques. Elle est à la recherche du langage le plus adéquat pour traduire des notions infiniment simples.
Par exemple, douter de la validité d'un axiome dit de "fondation" est de la métamathique.
L'Univers est un ensemble de choses. Un ensemble de choses est aussi une chose. L'Univers est donc une chose. Etant donné qu'une chose ne peut se définir uniquement par elle-même, il existe nécessairement autre chose que l'Univers.

vendredi

Soit ton existence est un itinéraire - auquel cas tu voyages de jour, - et tu finiras par mourir.
Soit ton existence est une quête - auquel cas tu voyages de nuit, - et tu finiras par renaître.

jeudi

Les notions (mathématiques) exprimées sur ce blog sont intuitives et informelles. Elles ne prétendent aucunement à s'ériger en système. Il est tout à fait possible qu'elles soient fausses ou parfaitement stupides.
Mon hypothèse est que les fondements de l'arithmétique sont perfectibles à l'infini - pas les développements (trop complexes), lesquels dépendent étroitement des fondements (trop simples pour être appréhendés une fois pour toutes).
Je pense aussi que le langage traditionnel est insuffisant à exprimer une notion n'apparaissant pas dans la représentation que nous avons jusqu'à ce jour de ces fondements.
Le symbole préexiste à l'axiome.