vendredi

Explication du monde

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Tout est explicable dans la Nature, mais pas nécessairement sur un plan scientifique.

Mathématiques indiennes

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Nous avons coutume, dans nos mathématiques "utilitaires", d'opposer le zéro et l'infini. Ce n'était pas le cas des mathématiques indiennes, pour lesquelles zéro n'est pas synonyme de RIEN, ni l'infini synonyme de TOUT. Nous avons pris dans cet acquis fondamental (le concept du zéro) ce qui arrange notre propre représentation des choses, dans laquelle l'être s'oppose constamment au néant, au lieu d'interagir avec lui.
Les mathématiciens indiens connaissaient la division par zéro, mais ils n'en tiraient pas les mêmes conclusions sur le sens de l'infini :
a : 0 = ~
Le résultat de la division d'une quantité finie par aucune quantité finie (et non par une quantité nulle) est l'infini.
Notre vision des mathématiques récuse le corollaire de cette division :
 ~ x 0 = a (l'infini fois zéro égale une quantité finie)
car nous attribuons à zéro un sens restrictif (quantité nulle). Mais le sens de zéro, dans cette opération, est : aucune quantité finie que multiplie l'infini, c'est à dire : aucune quantité infinie. Or, aucune quantité infinie (~ x 0) implique virtuellement une quantité finie (a).
Nous voyons par là que zéro (aucune quantité finie) contient virtuellement l'infini. D'où l'identification du zéro à l'infini dans la philosophie indienne.
Je donne ici les cinq autres opérations possibles avec 0, ~ et a.
0 : a = ~
~ x a = 0

a : ~ = 0
0 x ~ = a

~ : a = 0
0 x a = ~

~ : 0 = a
a x 0 = ~

0 : ~ = a
a x ~ = 0

dimanche

Trois réflexions astronomiques

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1 Pourquoi le ciel est noir ?

Il existe actuellement deux explications :

1) Parce que la lumière émanant de certaines étoiles, trop jeunes, ne nous est pas encore parvenue (l'univers n'est pas éternel).
2) Parce que la distance entre les galaxies s'accroit du fait de l'expansion.

Il me parait que la deuxième explication est la plus probante. C'est parce que le vide séparant les galaxies est énorme que la lumière globale de l'univers est quasi inexistante quand on observe ce dernier à l’œil nu. Témoin la galaxie d'Andromède qui apparait comme un simple halo lumineux, et qui est seulement à deux millions d'années-lumière ! Par contre, une observation au télescope dément rapidement l'observation à l’œil nu. Les objets très éloignés (par ex, 5 milliards d'années-lumière) deviennent visibles et se surajoutent aux objets plus proches, rendant le ciel, au contraire, intensément lumineux.
Pour ma part, la vitesse de la lumière n'est pour rien dans le noir de la nuit. Nous pouvons très bien supposer que tout l'univers soit éclairé (univers infini...), ce qui est d'ailleurs le cas puisque le ciel s'éclaircit progressivement au télescope. Le noir relatif de la nuit serait dû alors aux limites de résolution de l'instrument d'observation (œil ou télescope), tout au moins jusqu'à l'horizon cosmologique (15 Gal), puisque au-delà de cette limite rien ne nous parvient plus de l'univers. Les distances impensables séparant les galaxies suffisent à expliquer le manque de lumière à un stade optique donné. S'ajoute à cette raison la finitude de notre galaxie. Faire intervenir la vitesse de la lumière accrédite la théorie d'un univers "fini" ou "en expansion", c'est à dire d'un univers non éternel (l'éternité n'étant pas une donnée scientifique).
Une troisième explication pourrait faire intervenir notre position "périphérique" dans la galaxie. En effet, notre situation "à l'écart" montre une distribution des astres relativement irrégulière et ténue (voie lactée). Si nous nous trouvions plus près du centre, la vision du ciel nocturne à l’œil nu serait nécessairement tout autre.

2 L'univers observé n'est pas l'univers actuel.

Les observations très poussées de l'univers nous donnent des informations ayant trait à sa formation et à son passé. Plus nous observons loin, plus l'univers est jeune. Nous sommes dans l'incapacité d'observer l'univers EN CE MOMENT. Nous croyons que l'univers existe encore parce que nous sommes là pour l'observer.
Notre seule référence en matière d'univers actuel est notre galaxie. Nous pouvons supposer que l'univers actuel (le plus vieux) consiste en un ensemble relativement homogène de galaxies assez semblables à la nôtre, mais comment en être totalement sûr ? Il se peut que l'univers actuel se résume à notre seule galaxie. Pour le savoir, nous devrons attendre deux millions d'années, et observer si la galaxie d'Andromède est toujours présente dans notre ciel ...

3 La biologie terrestre est peut-être unique.

On entend dire couramment que notre scénario du vivant est reproductible ailleurs dans l'univers. On dit aussi que notre situation périphérique, à l'écart dans la banlieue galactique, est ce qu'il y a de plus banal. On en conclut qu'une telle situation doit nécessairement se répéter autour d'un grand nombre d'étoiles arborant le type "soleil".
Nous faisons trop confiance au principe "de similitude", pour lequel l'univers est universellement "le même". Si nous appliquons le principe inverse, "de différence", nous en déduisons que notre Terre occupe au contraire une position peu banale et qui mérite réflexion. Il peut être rarissime de se trouver excentré dans une galaxie aussi belle que la nôtre, et d'être un faible témoin de ses splendeurs concentriques. Rien ne nous permet d'affirmer qu'une telle situation est courante, seule une confiance aveugle en notre destin d'homo sapiens. Partant, la biologie d'où nous sommes issus peut être simplement unique.

jeudi

Le bon sens

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Le bon sens est l'essence de la philosophie du Vieux.
C'est une donnée pratique dans le monde hautement matériel qui est le nôtre.
Mais le bon sens ne peut expliquer la naissance et la mort de l'Univers.

Solidarité

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La vraie solidarité est invisible.
Les vrais réseaux sociaux sont d'ordre cosmique. Leurs membres ne se connaissent pas et n'ont besoin d'aucun mot de passe pour participer au jeu de l'échange neuronal et amoureux.
Leur identité est multiple et s'étend des diatomées aux organismes les plus perfectionnés de l'Univers.
Quelques humains doivent en faire partie, nécessairement.

samedi

Questions

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Le ciel dont parlent les astrophysiciens est-il céleste ?
La terre dont parlent les géophysiciens est-elle terrestre ?
Le réel des philosophes est-il réalisé ?
La science est-elle bien scientifique ?
La communication communique-t-elle ?
La poésie est-elle poétique ?
La musique est-elle musicale ?
Le rêve est-il rêvé ?
La culture est-elle cultivée ?
La mémoire est-elle mémorisée ?
La connaissance connaît-elle ?
L'ignorance ignore-t-elle ?
L'espace est-il correctement espacé ?
Le passé est-il en train de passer ?
L'avenir est-il en train d'arriver ?
La réponse peut-elle répondre ?
Cette question peut-elle questionner ?

Gouvernement

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La Nature se gouverne elle-même.
L'homme adapté à la Nature se gouverne lui-même.
L'homme civilisé gouverne le monde.
La civilisation se gouverne elle-même.

vendredi

Dette

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La dette des Etats envers l'Humanité se chiffre à 10 ^100 euros (1 googol).
Seul un enfant obscur, perdu dans un bidonville aux frontières de la planète, peut effacer une telle dette.

Principe anthropique revisité

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Si nous n'étions pas présents, cet univers n'existerait pas - et non pas l'univers. Il y aurait un autre univers, et les lois de la physique y seraient différentes.
Le Monde tel que nous l'expérimentons dépend étroitement de nos représentations. Notre vision séparée de la nature en deux principes antagonistes (réel et imaginaire) est le résultat d'une représentation multi millénaire et spécifique à l'homo sapiens.

IMAGINALISATION : fait d'une réalité imaginée, c'est à dire introvertie. L'univers n'est pas à l'extérieur de nous mais en nous.

IMAGINEL : caractère de ce qui est à la fois réel et imaginaire. La réalité ne peut exister en dehors du fait de l'imaginer. Elle ne peut exister tout simplement en-dehors.

mercredi

Superstition

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La science n'est pas davantage une connaissance universelle que l'art, la religion ou la philosophie.
De même qu'il y a une superstition naturelle, politique ou religieuse, il y a une superstition scientifique.

mardi

Axiomes de virtualité

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1) Axiome de virtualité.

Si un ensemble E est élément de lui-même, alors l'ensemble de ses parties P(E) est inclus virtuellement dans E.
On a : E = P(E).
C'est naturellement le cas pour l'ensemble vide :

§ = {§}

2) Axiomes de l'ensemble des ensembles.

a) Tout ensemble E est un élément de l'ensemble des ensembles et le contient virtuellement :

EE = {E, EE}
E = {EE}

b) Pour toute paire d'ensembles XY, il existe un ensemble Z qui est la réunion de X et de Y.
Alors :
X appartient à Y et Y appartient à X.
X, Y = {Z}.
(X et Y sont éléments d'eux-mêmes et définissent deux ensembles contenant virtuellement Z).
Ce deuxième axiome interdit qu'il puisse exister un ensemble d'ensembles disjoints deux à deux (ou un ensemble d'ensembles non éléments d'eux-mêmes).
La non-appartenance d'un ensemble à lui-même est une conséquence de la comparaison des ensembles deux à deux.

Parité

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L'homme n'est pas inférieur à la femme.
La femme n'est pas supérieure à l'homme.

lundi

OVNI : point de vue métaphysique


"Réel" n'est pas "Réalité".

Par nature peut-être plus que par habitude, les hommes identifient le réel à ses différentes représentations, lesquelles, au fur et à mesure qu'elles évoluent, modifient l'idée qu'ils se font de la réalité.
Ainsi, en astronomie, nous sommes passés progressivement d'une réalité centrique de l'Univers (la Terre au centre du cosmos) à une réalité périphérique (la Terre tournant autour du Soleil), du moins pour les cultures technologiquement avancées (car il existe encore, aujourd'hui, des sociétés pour lesquelles la Création est un mythe et non l'application d'un programme chimico-physique).
Les différents acquis de la science ont eu pour conséquence de cantonner le "réel" à ce qui en est mesurable quantitativement. De fait, l'astrologie a été rejetée sous prétexte que l'influence astrale sur le caractère ne peut être prouvée. Mais non seulement l'astrologie : nombre de domaines incluant l'imaginaire (le folklore, le rêve, les phénomènes de télépathie, d'apparition ou de vision...) se sont vus interdits de réel par le tribunal de la physique. C'est-à-dire que la "réalité", usurpée par la méthode scientifique, ne pouvait inclure ces phénomènes qui dès lors tombaient dans la poubelle des superstitions.
La conséquence de cet état de chose est une sorte de situation schizophrénique où conscience et réalité sont aussi opposées que Dr Jekyll et Mr Hyde.
On sait l'impact de cette situation sur la vie politique et économique : culte du moi et du profit, optimisation des facultés d'adaptation externe, militarisation des connaissances (technique, mathématiques appliquées, stratégie).
Il ne s'agit pas ici de critiquer la méthode scientifique mais l'illusion que la méthode scientifique donne à quiconque se met en devoir de tirer des conclusions définitives sur la structure de l'Univers (comme si cette dernière n'impliquait QUE la démarche scientifique).
Le "réel" ne saurait être réduit à la représentation que nous en avons - essentiellement extérieure et locale. Lorsque nous parlons de l'Univers, de quel univers parlons-nous ? Rien ne nous autorise à penser que l'univers astronomique, perceptible à travers nos télescopes, soit l'univers global. Même située à des milliards d'années-lumière de la Terre, une galaxie apparaît toujours comme un ensemble matériel, non comme une information. L'univers global (car il existe nécessairement sinon l'idée même d'ensemble serait une absurdité) n'est pas à la portée d'une observation empirique (aussi sophistiquée soit-elle), et il n'est probablement pas assimilable à l'idée que l'on se fait actuellement du Big-Bang. Ce que nous voyons à l'extrême bord de l'Univers n'a pas davantage un caractère de globalité parce que c'est très éloigné dans l'espace-temps. Ce caractère de globalité, pour être perçu, doit impliquer nécessairement un champ de vision beaucoup moins resserré que celui mis en jeu dans les observations visuelles ou radio.
Je suis persuadé, pour ma part, que ce champ de vision fait intervenir des paramètres autres qui, pour la science, n'ont aucune valeur d'objectivité. Mais comment définir l'objectivité ?
La science ne pourra jamais nous dire avec certitude si ce que nous percevons avec nos cinq sens n'est pas une pure illusion (le monde serait ainsi pur sujet). Par conséquent, je suis autorisé à penser qu'il existe une part de "subjectivité" dans toute démarche visant à l'objectivité, et une part d'objectivité dans tout comportement "subjectif".
Posons le problème en ces termes : comment considérer objectivement l'Univers, qui est un ensemble interactif, en excluant de cet ensemble toute représentation non mécanique (mystique, artistique et sociologique) sous prétexte qu'une telle représentation est subjective ? Mais qui peut prouver que la représentation mécanique n'est pas subjective ? En quoi la possibilité d'agir sur l'environnement par le moyen de machines peut valider une telle représentation sur toutes les autres ? En quoi la généralisation et l'uniformisation d'un savoir est-elle plus crédible philosophiquement qu'un affect, un rêve ou même une hallucination ?
Comment être sûr que nos mentalités et nos états d'âme n'ont aucune incidence sur le contenu d'une théorie "scientifique" ?
RIEN ne nous autorise à dire sérieusement que l'Univers est seulement un ensemble de corps et de rayonnements physico-chimiques. Affirmer le contraire est pure subjectivité.
Nous nous comportons comme si l'Univers (ou la Nature) était toujours OBJET et nous toujours SUJET. Nous n'imaginons pas que l'inverse est également possible : que l'Univers puisse être SUJET nous observant - nous, ses OBJETS.

Pas de réel sans imaginaire.

Imaginons que le "réel" contienne sa propre transcendance (par exemple une réalité "première") et se modifie en conséquence. A ce stade , les concepts séparateurs d'objet et de sujet auraient une signification plus riche et plus complexe, mettant l'accent sur la continuité et la non séparation du DEHORS-DEDANS.
Les notifications d'observations d'OVNI font largement état de l'interdépendance entre l'objet (l'événement) et le sujet (le témoin). On remarque en général que plus l'observation est éloignée, plus elle présente de caractères "objectifs", constatables par une masse de témoins. Et plus l'observation est rapprochée, plus elle présente de caractères subjectifs, s'adressant au témoin seul et semblant même adaptés à sa personnalité.
Définir la frontière entre observation éloignée et observation rapprochée revient à élucider la relation mystérieuse liant objet (extérieur) et sujet (intérieur).
Ce qui m'amène à poser la question suivante (qui peut être bizarre ou absurde) : si nos représentations étaient différentes, les lois de la physique seraient-elles différentes ? En quoi une représentation dominante pourrait-elle affecter la structure du réel ? En d'autres termes : sont-ce les faits qui donnent raison à la théorie, ou la théorie qui donne raison aux faits ?
Jusqu'à présent, aucune preuve n'a jamais permis de trancher dans un sens ou dans l'autre. Lorsque nous imaginions la Terre au centre du cosmos, les faits confirmaient la théorie (puisque le Soleil se déplace dans le ciel d'est en ouest). Lorsque nous avons imaginé le contraire, les faits ont vite démenti, grâce aux découvertes de l'astronomie, la vieille théorie du géocentrisme. Lorsque Darwin imagina la théorie de l'évolution, on s'est mis à découvrir de plus en plus de fossiles et d'ossements d'animaux très anciens. Qui peut prouver que ces ossements se trouvaient là avant l'intuition de Darwin (puisque personne ne cherchait vraiment dans ce sens) ? Aussitôt après que l'un des pionniers du réalisme fantastique, Erich von Daniken, émit l'hypothèse (dans les années 70) que la Terre avait été visitée par des astronautes dans un passé très lointain, des objets étrangement anachroniques ont été trouvés au fond de certaines mines (endroits où de tels objets n'avaient rien à faire), et des traces de pieds humains jouxtant ceux de dinosaures ont été plusieurs fois photographiées. L'astronome Hubble a "découvert" l'expansion de l'Univers au moment où, sur la planète Terre, l'homme occidental s'engageait dans un processus d'émancipation technique et sociologique sans précédent. Coïncidence ?  Disons tout de suite que la coïncidence n'est que la conséquence d'un phénomène de parallélisme pour lequel nous n'avons encore aucune explication.
Qu'est-ce que le réel ? Tout se passe comme si l'observé avait, dans certaines situations complexes (par exemple, une perte ou un changement de représentation), un comportement d'observateur. Cela est manifeste dans les cas de rencontres rapprochées d'OVNI, où l'objet (l'observé) semble s'adapter aux représentations du sujet (l'observateur) qui dès lors devient l'observé.
Le réel est-il notre miroir ? Si la thèse d'un continuum extérieur/intérieur a quelque fondement, le réel s'adapterait tout autant à nos représentations que nos représentations à lui.

Une histoire étrangement familière.

Je ne pense pas que le phénomène OVNI puisse être réduit à une interprétation de nature scientifique. Je ne nie pas qu'il soit de nature matérielle (c'est difficile à nier) mais pas seulement, car les problèmes d'interprétation qu'il pose font intervenir des processus inédits impliquant la structure du réel en interaction avec nos croyances et nos représentations. Ces processus ne peuvent pas être analysés (de manière scientifique), car ils supposent une participation totale de l'observateur en tant qu'acteur de son univers propre, avec son cortège d'éléments subjectifs et absolument non quantifiables. Je crois même que la subjectivité profonde qui anime tout observateur donne toute sa raison d'être au phénomène.
La science ne peut pas plus expliquer la réalité du phénomène OVNI qu'elle ne peut expliquer les trous noirs, le Big Bang, l'infini, l'astrologie, l'homéopathie ou la télépathie.
Les court-circuitages du réel, qui font intervenir une dimension verticale de l'Univers (spirituelle) et pas seulement horizontale, ne peuvent s'expliquer scientifiquement pour la simple raison que les lois de la physique y sont contredites, voire bafouées. A partir de là, deux attitudes sont possibles : - les nier ou bien les constater.
L'attitude consistant à réduire le phénomène à une représentation cohérente parce que "scientifique" est suspecte. Le concept selon lequel il existe des civilisations plus sages par le fait qu'elles seraient infiniment plus évoluées technologiquement est pour ma part sujet à caution. On voit aujourd'hui ce que la technique dite "évoluée" apporte à notre humanité : la bombe atomique et une pollution planétaire à plus ou moins brève échéance.
La sagesse d'une civilisation ne doit rien à la technologie et on peut imaginer d'autres moyens que technologiques pour communiquer avec d'éventuelles civilisations galactiques.
En fait, il y a même peu de chances qu'une civilisation puisse durer grâce à la technologie. Seules une technologie rudimentaire et une adaptation sensitive à l'environnement peuvent conduire l'humanité au-delà de ses limites.
En conclusion, je pense que le phénomène OVNI appartient à l'humanité, car l'humanité est indispensable au processus imprévisible à l’œuvre dans ses manifestations diverses. Mais il ne s'agit pas d'une humanité finie et bornée dans le sens historique, c'est à dire conditionnée par des schémas répétitifs de guerres et de conquêtes (il ne s'agit pas non plus d'une humanité future qui serait plus "sage"). Je définirai plutôt cette humanité comme l'ensemble des acteurs d'un théâtre mythologique dans lequel nous sommes à la fois totalement nous-mêmes et totalement EUX.
Les dieux et les déesses de l'antiquité n'avaient pas d'autre sens.

vendredi

Le Vieux et la Vieille

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La civilisation dite "moderne" est gouvernée par l'inconscient collectif masculin, que j'appelle "le Vieux".
La stratégie du Vieux est à long terme de créer l'immortalité du corps. Le Vieux ne croit en rien, sauf dans la puissance matérielle et technique - à but militaire, cela s'entend. Il se sert de mots comme "politique", "démocratie", "connaissance", "progrès", mais ce sont ni plus ni moins que des alibis au pouvoir sous toutes ses formes.
Sa hantise est de succomber à l'empire de la Vieille, son ennemie jurée depuis des temps immémoriaux.
J'appelle "la Vieille" l'inconscient collectif féminin.
La Vieille est la Nature fatale, celle qui empêche le Vieux d'accomplir son projet d'immortalité. Elle est la Mort en tant que Néant. Car, de même que le Vieux ne croit qu'en la puissance matérielle, la Vieille ne croit qu'en la puissance du Néant.
Pour le Vieux et la Vieille, il n'existe aucune alternative naturelle à la mort. L'être ne survit qu'à travers une descendance perpétuellement entachée de tares héréditaires. La conscience individuelle est une illusion du cerveau. Tout a une explication finie, même l'infini. La possibilité d'une transcendance est une naïveté d'enfant, l'opium des faibles d'esprit et de corps, de ceux qui ne pourront jamais s'adapter aux conditions créées par le Vieux.
C'est pourquoi notre civilisation n'a pas réellement besoin d'artistes ou de philosophes pour se développer, sauf ceux programmés par le Vieux pour ses divertissements nombreux et quotidiens - car le Vieux croit au plaisir et aux bons mots, et par-dessus tout à l'apparence de la jeunesse !
Mais la Vieille l'attend au tournant.

mercredi

Cause

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L'évidence absolue ne peut avoir d'explication car elle n'a pas d'autre cause qu'elle-même.

dimanche

Philosophie de l'eau et du vent

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Le vent et l'eau n'achèvent pas leurs pensées, et pourtant la pierre les a gravées pour toujours.
Le vent et l'eau n'achèvent pas leurs phrases, et pourtant la vallée les ressassent à jamais.
Le vent et l'eau n'achèvent pas leurs gestes, et pourtant c'est d'eux que les choses ont tiré leur forme éternelle.

jeudi

Erotisme

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Notre civilisation est probablement l'une des plus prudes et frigides qui fut jamais - contrairement à ce que sous-entend ses tendances consuméristes.
Nous portons des vêtements généralement très classiques et montrons sans états d'âme l'acte sexuel.
Les amazoniens vont nus depuis toujours et se cachent pour faire l'amour.
L'idéologie du sexe n'est pas le sexe.

lundi

Absurdité de l'infini actuel

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Pour montrer que l'infini en acte (= infini considéré comme un tout) est absurde, il faut montrer qu'un ensemble infini ne peut contenir ALEPH éléments ou, ce qui revient au même, qu'un ensemble infini ne peut être un TOUT infini.

Soit N l'ensemble des entiers, et AB l'application bijective de N avec l'une de ses parties.

1) N est équipotent à n'importe laquelle de ses parties.
Par ex : N est équipotent à 2N (il y a le même nombre d'éléments dans N et dans 2N).
2) Si N est équipotent à 2N, il ne contient pas plus d'éléments que 2N.
3) Si N ne contient pas plus d'éléments que 2N, et si 2N est une partie de N, alors N est aussi une partie infinie de N, et N ne contient pas tous ses éléments jusqu'à Aleph (on ne peut TOUS les dénombrer jusqu'au dernier).
4) N n'est pas un tout infini (il ne peut être distingué de l'une de ses parties, tout au moins sur le plan cardinal).
5) Si N n'est pas un tout infini, il n'existe pas dans N d'ensemble plus grand que N, et N est équipotent à P(N).

N ne contient que les éléments qu'il est possible de dénombrer jusqu'au dernier dénombrable, c'est-à-dire qu'il contient TOUS ses éléments jusqu'à (n + 1), pas davantage.

Un ensemble est infini (ou non fini) :

1) Si et seulement s'il contient l'ensemble vide.
2) S'il s'agit d'un ensemble fini pouvant être augmenté d'un élément et d'un seul.
3) Si l'ensemble de ses parties lui est équipotent.

Dans un ensemble infini, nous pouvons toujours dénombrer autant d'éléments que l'on veut, mais jamais une infinité.
L'infini comme matrice est une absurdité, car on ne peut concevoir d'objet qui soit infiniment rempli - tel qu'on a pu l'imaginer pour l'Univers.
Un tel objet (infiniment plein) exclut l'existence de l'ensemble vide (laquelle implique que l'on peut toujours ajouter un élément et un seul à un ensemble fini).
Si N contient l'ensemble vide, alors N = N + 1. Or Aleph + 1 = Aleph (il est impossible d'ajouter un seul élément à l'infini).
N ne peut à la fois contenir l'ensemble vide et une infinité d'entiers.

Envisager l'infini comme matrice est le résultat d'une projection du fini sur l'infini - ce que j'appellerai "l'obsession du tout".
Je pense que notre conception de l'infini est symptomatique de la folie des grandeurs qui anime notre civilisation technologique.


mercredi

Dérèglement climatique

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Non seulement les activités humaines ont une incidence sur le climat, mais également les pensées et les sentiments.
Il n'existe aucune preuve scientifique de cette assertion, ni aucune preuve scientifique du contraire.

Le froid à la place du chaud : l'injustice.
Le chaud à la place du froid : l'intolérance.
L' humide à la place du sec : le sentimentalisme.
Le sec à la place de l'humide : l'indifférence.

Magie des nombres premiers

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Si nous utilisions une base infinie pour compter, chaque entier serait représenté par un unique symbole. Ainsi, les très-très grands nombres ne seraient pas différents des petits. Il n'y aurait aucune différence quantitative entre le nombre "23" et un nombre "premier immense".
La quête des grands nombres, et surtout des grands nombres premiers, est motivée par le fait que les nombres augmentent en taille physique au fur et à mesure de leur énumération. Nous avons l'impression qu'un nombre est "grand" parce qu'il est "long". Mais cette longueur est seulement dûe à l'utilisation d'une base finie.

lundi

Encore de la métamathique

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Qualité numérique

Croyez-vous que 2 x 2 = 4 ?

Dans ce cas : II II = IIII

ce qui est vrai quantitativement, mais faux qualitativement.
Rien ne peut être égal en qualité à une qualité différente.
Ainsi, 2 x 3 n'égale pas 3 x 2, ce qui se vérifie aisément :

2 x 3

III III

3 x 2

II II II

Or, l'expression III III n'égale pas formellement l'expression II II II, c'est évident. Deux unités ternaires sont différentes de trois unités binaires.
Nous manipulons des symboles de quantités, sans tenir compte de la signification formelle du symbole, laquelle est qualitative.
Comment représenter réellement l'expression 6 x 9 autrement que par :

IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII IIIIIIIII

ou (symboliquement) :

9 9 9 9 9 9

De la même manière, pour 2 x 6 x 9, on aura :

9 9 9 9 9 9
9 9 9 9 9 9

Quelle personne a une représentation concrète du produit 6 x 19 ?

En base 9 :

6 x (2 x 9) + 1)

99 99 99 99 99 99
1 1 1 1 1 1

En base 10 :

6 x (10 + 9)

10 10 10 10 10 10
9 9 9 9 9 9

Les deux formes numériques I) 6 x (2 x 9) + 1) et II) 6 x (10 + 9) ne sont pas semblables, même si leur "résultat" est identique (autant d'unités dans les deux cas).
L'expression 6 x 9 ne peut être représentée par un symbole unique et invariable en deçà de (6 x 9) + 1, ce qui correspond à la base 55.
Cette même expression (6 x 9) ne peut s'écrire comme telle qu'à partir de la base 10. Dans les bases inférieures à 10, "9" ne s'écrit plus jamais "9" :

Base 10 : 6 x 9
Base 9 : 6 x 10
Base 8 : 6 x (10 + 1)
Base 7 : 6 x (10 + 2)
Base 6 : 10 x (10 + 3)
Base 5 : 11 x (10 + 4)
Base 4 : 12 x (10 + 11)
Base 3 : 20 x (10 + 20)
Base 2 : 110 x (10 + 111)

L'équation 6 x 9 = 54 est une convention propre à la base 10. En base 11 (où 10 = A), elle devient : 6 x 9 = 50.
Nous sommes obnubilés par la nécessité d'un résultat quantitatif, négligeant le fait qu'il puisse également se trouver un "résultat" dans la démarche.
Aucun nombre décimal n'est possible en base unaire (base 1), seulement des rapports d'entiers.
Par exemple (en prenant les chiffres romains pour abréger) :

XXII / VII (22 / 7)

Il en résulte qu'il n'existe pas, pour le nombre PI, d'écriture absolue de ses décimales, puisque le principe même de décimale est conditionné par celui de relativité des bases.


N.B : si l'ensemble "base 10" est élément de lui-même (voir l'article "à propos de l'ensemble vide" sur ce blog), alors chaque élément de l'ensemble contient virtuellement l'ensemble "base 10".
Autrement dit, l'existence d'un seul chiffre sur les dix implique l'existence de tous les autres, rendant caduque toute utilisation parcellaire de l'ensemble. Ainsi, des opérations telles que : 6 x 12 = 105 (en base 7) ou 13 : 3 = 3 (en base 6) seraient dépourvues de sens, les chiffres indiens ayant été créés pour former l'ensemble que l'on connaît et aucun autre.
Seule la création de symboles spécifiques à une base donnée pourrait garantir la validité de cette base.

samedi

nicolas hulot

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Il y a plus de chances de se sauver par un pessimisme clairvoyant que par un optimisme aveugle.

dimanche

Hiroshima

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Ma maladie atomique
ne guérira jamais -
Clair de lune

(Ishi Funazu)

Si l'avortement n'est pas un crime, la destruction préméditée des habitants d'Hiroshima n'est pas un génocide.
Mais comment savoir ?

jeudi

Blue Line

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Qu'est-ce que Blue Line ?

- Blue Line est le réseau e-mail international.
En théorie, grâce à la possibilité de transférer instantanément à plusieurs adresses n'importe quel message reçu, tous les internautes du monde peuvent se connecter par e-mail.
En pratique, leur champ de communication ne dépasse pas la sphère professionnelle ou privée.
Pourquoi ?
- Parce que les différents conditionnements liés au compartimentage des classes et des connaissances ne permettent pas de communiquer librement, c'est à dire de placer au même niveau de SAVOIR une personne disposant d'un pouvoir social et une personne n'en disposant pas.
Conséquence : les internautes disposant d'un pouvoir social monopolisent les sites Internet, tandis que les autres se contentent de recréer ce contexte à leur niveau, ou la plupart du temps se connectent à un site attracteur, de la même manière qu'un étudiant se connecte à un domaine de l'université, ou qu'un citoyen se réfère au gouvernement.
Et nos modes de communication, même axés sur des matériaux ultra sophistiqués comme ceux de l'Internet, continuent à refléter les schémas archaïques de la société pyramidale.
Blue Line est-il une utopie ?
- Oui, tant qu'une logique de l'échange ne sera pas prise en compte, infléchissant la logique du compartimentage, du pouvoir et d'une diffusion anarchique de connaissances tronquées ou stéréotypées.

Sommes-nous seuls dans l'Univers ?

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A cette question, je répondrai par une autre question :

- Cet univers est-il le seul ?

vendredi

Il existe une logique non binaire incompatible avec l'informatique

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La création d'un robot à comportement imprévisible (capable de prendre une décision non stéréotypée dans n'importe quelle situation) se heurte à un paradoxe.
Pour que ce fait soit possible (en théorie), il faudrait qu'un robot (au moins) sur 100 milliards ait un comportement imprévisible dans une situation donnée. Ce qui met en contradiction le principe de reproductibilité inhérent à toute expérience scientifique, et, à fortiori, à toute forme de technologie. En clair, cela signifie qu'une expérience scientifique non reproductible à volonté n'aurait plus rien de scientifique.
De la même manière, un robot à comportement imprévisible ne serait plus un "robot". Ce serait un être humain (à moins de lui faire faire des actions aléatoires, mais là n'est pas notre propos).
Or, pour concevoir une telle machine (qui n'en est plus une !), il faudrait un temps infini, car la création (mécanique) d'un algorithme d'imprévisibilité (non aléatoire) simulant l'intelligence humaine implique une programmation omnisciente. Et, pour construire une telle machine, il faudrait tellement de circuits neuronaux artificiels que l'univers entier ne pourrait les contenir !
Un robot, même hypercomplexe, ne pourra donc fonctionner que sur un ensemble d'instructions fini, le rendant néanmoins apte à résoudre et à raisonner dans tous les domaines de la pensée binaire (calcul, administration, jeux de réflexion, stratégie, comparaison, déduction, optimisation, composition musicale formelle, linguistique fonctionnelle ...), ce qui n'est déjà pas si mal.
D'autre part, il y a la grande loi de la thermodynamique, qui veut qu'un système ne peut de lui-même refaire le plein d'énergie (c'est pour cette raison que l'on vieillit). Appliqué à l'IA (intelligence artificielle), cela signifie qu'au même niveau hiérarchique deux êtres pensants (ou simplement vivants) ne peuvent se créer l'un l'autre. Pour que ce fait soit réalisable, il faudrait pouvoir remonter la flèche du temps !
La création artificielle de la vie n'aboutira jamais à la création d'un être pensant pour l'unique raison qu'elle est subordonnée à la création naturelle. Cette dépendance de nature ontologique induit que l'approche mécaniste ne peut avoir une compréhension globale de la création naturelle, laquelle met en œuvre des processus de synthèse et d'auto-restauration inimaginables de puissance et de complexité, sans commune mesure avec nos systèmes analytiques et sérialistes se résumant toujours à plus ou moins long terme à une destructuration du milieu, quand ce n'est pas à une destruction pure et simple (la médecine la plus efficace, aujourd'hui, ne fait jamais qu'éradiquer - tumeurs, virus - ou remplacer - greffe).
Même si la science gagne à copier la nature dans ses plus intimes détails, ce ne sera jamais qu'une copie. Le processus analytique aboutira peut-être à des synthèses partielles, mais jamais à une synthèse totale, donc à la vie. Et si, par extraordinaire, il le faisait, il s'agirait d'un paradigme différent impliquant des facteurs non quantifiables tels que l'intuition, la vision, l'empathie, l'analogie (lesquels ne sont pas pris en compte dans la démarche dite "scientifique"). D'où le paradoxe : si la science se met à créer, elle se renie en tant que science.
Dans la mythologie grecque, Pygmalion a créé une sculpture étrange et envoûtante (Galatée) , et il l'a créée à son niveau d'homme.
Seule l'intervention d'Aphrodite a métamorphosé la sculpture de Pygmalion en être vivant et pensant.

jeudi

Si Dieu est bon, d'où vient le mal ?

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Si Dieu est bon, d'où vient le mal ? Et, si Dieu n'a pas créé le mal, est-il le seul créateur ?
Peut-on résoudre ce paradoxe des anciens gnostiques, repris aujourd'hui par les philosophes analytiques et les sceptiques (et les déprimés) ?

1) Dieu infiniment bon crée un monde bon et lumineux - ce qui n'exclut pas l'ombre en tant que complémentaire de la lumière. Sans alternance dehors-dedans, pas d'univers possible.
Ce monde est lumineux car il n'est pas entaché par le mal. Nous dirons qu'il est en même temps parfait et indéterminé, car infini dans ses manifestations potentielles. Un monde "mauvais" serait nécessairement déterminé et limité dans ses manifestations (il n'y aurait pas de hasard, nous saurions tout à l'avenir).

2) Quand le monde est créé, le mal n'existe pas, non plus que le temps, tout au moins sous la forme que nous connaissons (vieillissement et entropie). Nous pouvons parfaitement nous représenter un tel monde, à condition d'imaginer d'autres formes de conscience, présupposition logique dans un monde infini.
Donc, le monde créé par Dieu est nécessairement bon car l'improbable y est possible.

3) Si Dieu est bon, il crée nécessairement un être doué de raison, c'est à dire capable de choix. Un Dieu "mauvais" ne peut créer qu'une créature privée de libre-arbitre, un automate. Un être doué de raison est capable de décisions improbables, sinon c'est un être limité et enchaîné à son créateur.

4) Dieu n'est pas responsable du choix opéré par sa créature, seulement de sa conception. Si Dieu intervenait dans le choix de sa créature, ce serait un Dieu "mauvais", car sa créature ne serait pas libre. Une mère est-elle responsable des crimes commis par son enfant à l'âge adulte ? Non, elle est seulement responsable d'avoir conçu cet enfant.

5) La créature décide de faire un choix contraire aux intérêts voulus par son créateur : elle se révolte. C'est son droit le plus strict, sinon elle ne serait pas libre, et Dieu serait "mauvais".

6) Si Dieu est tout-puissant, son univers est magique, en ce sens que la créature révoltée se retranche d'elle-même du monde créé par Dieu. Si cela n'était pas, Dieu lui-même serait entaché par le mal, ce qui est absurde (il ne serait pas tout-puissant).
Ce monde parallèle dans lequel se retranche la créature révoltée, c'est notre monde.
C'est parce que le monde originel est parfait, donc improbable dans ses conséquences, que l'imperfection y apparait.
Ce qui ne signifie pas que l'imperfection devient la loi du monde créé par Dieu, qui est éternellement parfait (car indéterminé). Ou encore que l'imperfection DEVAIT apparaître. L'imperfection est éternellement subordonnée à la perfection divine, car liée seulement à la créature. Le mal absolu ne peut prétendre à l'éternité puisque son pouvoir d'action est limité au monde de la créature (monde relatif de la subordination).
La créature est libre de renoncer à Dieu mais incapable de s'égaler à Dieu, sinon le monde créé par Dieu ne serait pas parfait, et Dieu ne serait pas tout-puissant.

7) L'imperfection s'applique seulement aux conséquences induites par le choix de la créature et non à la créature elle-même, qui est parfaite en tant que création de Dieu (car imprévisible). Une créature imparfaite ne pourrait prendre que de mauvaises décisions (c'est à dire limitées), et, encore une fois, Dieu serait un Dieu "mauvais".
Cette imperfection entraîne cependant que Dieu ne peut se manifester dans notre monde que par des signes que nous pouvons nous efforcer de déchiffrer. Nous pouvons aussi nier tout simplement ces signes (puisque nous sommes libres).

8) Dieu étant un Dieu "très bon", il n'a jamais parié sur la possibilité d'une chute réelle de sa créature, même si cette possibilité lui était connue.
Donc, Dieu n'est pour rien dans notre mal, sinon il serait "mauvais" et nous ne serions pas libres de choisir entre Dieu et ses simulacres.

vendredi

La guerre

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Le responsable d'une guerre n'est pas le dictateur qui impose la guerre à son peuple, mais le peuple qui lui obéit.
Plus la désobéissance passive est développée, moins les erreurs de l'histoire se répètent.
Qu'est-ce que la désobéissance passive ?
- C'est opposer à l'agitation du pouvoir l'immobilité du non-savoir.
Le pouvoir est un savoir, car il s'enseigne.
Le savoir est un pouvoir, car il se montre.
Le non-pouvoir n'est pas un savoir : c'est l'auxiliaire du non-savoir.
Le non-savoir n'est pas un pouvoir : c'est la graine de la transformation.

Nous rejetons l'innocence car nous prétendons savoir.

La réussite

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D'après les critères de réussite dans notre culture occidentale (pouvoir, notoriété, argent), le chercheur, l'ascète et le moine ont échoué dans la vie.
Se défaire de toute forme de pouvoir, de toute idée de permanence de soi, vivre du nécessaire est un comble pour l'homme ambitieux.
C'est une réussite pour l'homme avisé.

samedi

Une pensée toujours d'actualité

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Toutes les choses qui semblent posséder une identité individuelle ne sont que des îles, projections d'un continent sous-marin et n'ont pas de contours réels. Mais bien qu'elles ne soient que des projections, elles tendent à se libérer de cette attraction qui leur dénie leur propre identité.
Tout ce qui tente de s'établir pour réel ou positif, système absolu, gouvernement, organisation, soi, âme, individualité, ne peut y parvenir qu'en s'entourant d'une frontière, en damnant et en excluant en fuyant toutes les autres "choses". Faute de quoi, il ne peut jouir d'une apparence d'existence. Mais, s'il agit ainsi, il agira faussement, arbitrairement, futilement et désastreusement, comme quiconque voudrait tracer un cercle sur la mer, en incluant certaines vagues et en déclarant positivement différentes toutes les autres vagues, contiguës des premières, ou en misant sa vie sur la différence positive des faits admis et des faits condamnés.
La science moderne a faussement exclu, faute de standards positifs. Elle a exclu des phénomènes qui, selon ses pseudo-standards, avaient autant de droits à l'existence que les élus.

CHARLES FORT (le livre des damnés)

dimanche

Nature

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La culture la plus sophistiquée est issue de la Nature.
Au début, vous trouvez la Nature.
A la fin, vous trouvez la Nature.
Au milieu, vous trouvez encore la Nature, car les zones de culture ne sont pas repérables dans les replis du temps.

samedi

Technologie ...

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A quand la technologie légère ?
A quand la technologie subtile ?

Télévision : ne transmet que des images vides, sans odeur et sans saveur.
A quand l'image réelle ?
A quand la télépathie ?

Ordinateur : système inapte à vous apprendre quelque chose par lui-même. Le jour où il le fera, ce sera pour vous inciter obligeamment à imiter son self-contrôle.

Airbus : engin terriblement pesant, polluant, mécanique et linéaire - la risée d'un ovni.

Module spatial : concentré de logique binaire et fataliste (qui sait si ses occupants reviendront ?).

Auto : n'est pas suffisamment rapide pour aller très loin, beaucoup trop rapide pour se rendre à côté. Engin dangereux et capricieux, bassement utilitaire, à la fonction égocentrique.

Appareil photo numérique : petite merveille de miniaturisation trouvée au bout de la rue et issue des monstres antédiluviens du pétrole et des hypervoltages.

Centrale nucléaire : boîte de Pandore qui ne retiendra même pas l'espérance quand elle sera ouverte.

Nous sommes toujours incapables de fabriquer un élément technique complexe à partir de peu, du vent, de l'eau, des arbres, ou encore du coeur humain.

A quand la technologie légère ?
A quand la technologie subtile ?

lundi

Tolérance

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La tolérance doit s'opposer à l'intolérance, et non la tolérer.
Le respect des droits de l'homme implique un devoir de réciprocité : de moi à l'autre, de l'autre à moi.
Respect des individus, des expressions, des différences culturelles et territoriales, dans les deux sens.

Hypersignes zodiacaux

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Kepler et Galilée pratiquaient l'astrologie. La postérité, sous prétexte de rationalité pure, n'a pas retenu cette orientation "humaniste" dans l'oeuvre des deux savants. C'est un tort, car si l'astrologie (je ne parle pas d'astrologie médiatique) était restée un objet d'étude universitaire, les sciences humaines auraient fait des progrès considérables.
Quoi qu'il en soit, prenons les significations attachées aux douze secteurs astrologiques, et poussons-les à l'extrême. Nous aurons ainsi, pour chaque secteur, une HYPERSIGNIFICATION, c'est à dire une signification que nous obtenons par défaut de la signification du secteur opposé (l'équilibre se définissant, pour une signification donnée, par l'intégration de la signification opposée).
Ex : l'hypersecteur 7 (signe de la Balance) est le défaut ou l'absence de secteur 1 (signe du Bélier) = faiblesse, compromis, neutralité, manque de passion, mentalité procédurière ...
Inversement, l'hypersecteur 1 (Bélier) est le défaut ou l'absence de secteur 7 (balance) = excès d'assurance, imprudence, agressivité, manque de diplomatie ...
Je pars du principe que le lecteur est plus ou moins familier avec la notion de secteur astrologique, sinon il lui suffira de faire un bref crochet par Google.
Je voudrais en venir à ceci : que je constate une relation entre l'hypersignification des douze secteurs astrologiques et les comportements de la société occidentale depuis le début du siècle dernier.
Cette corrélation tend à montrer que notre monde (sur un plan tant écologique que sociologique) est entré dans une phase "hyper" et que cette phase durera jusqu'à ce qu'un ou plusieurs événements majeurs mettent un terme au processus d'accélération affectant tous les niveaux de l'activité contemporaine.

1 Bélier (manque de balance) : goût du risque excessif, mépris des règles, phobie de l'exploit. Performance, compétition. Culte du "champion". Prix littéraires et scientifiques.

2 Taureau (manque de Scorpion) : consommation boulimique, dépense, gaspillage. Profit. Peur de la mort, de la maladie. Culte du corps.

3 Gémeaux (manque de Sagittaire) : ultra communication, réseaux (internet). Pléthore littéraire (presse, histoire de moeurs, journalisme). Manie des particularismes. Echanges commerciaux omniprésents.

4 Cancer (manque de Capricorne) : culture de l'imaginaire négatif (horreur, terreur, envoûtement, possession). Démagogie. Loi du plus grand nombre. Réflexe PSI. Histoires de famille, culture de l'hérédité.

5 Lion (manque de Verseau) : tyrannie du jeu, video ou télévisé. Pléthore cinématographique. Monopole du "divertissement". Spéculation boursière. Enfant roi. Libéralisation des moeurs. Individualisme, égocentrisme. Loi des "grands groupes". Hégémonie du plus fort.

6 Vierge (manque de Poissons) : culte de la "raison". Ordinateurs. Goût du "nickel-chrome", de l'empaquetage. Administration omnipotentielle. Contrôle, secrétariat. Médecine aseptisante. Prolifération des laboratoires. Machinisme, phobie du détail. Hyperprudence, hyperassistance.

7 Balance (manque de Bélier) : loi du marché (tout a un poids et un prix). Indifférence quant à l'innovation dans les domaines autres que concrets et mesurables. Relativisme, égalitarisme, uniformité, peur de l'originalité. Esthétiques formatées. Manie des procès. Légalisations faciles sous prétexte de "droit d'expression".

8 Scorpion (manque de Taureau) : destruction et auto-destruction. Crises économiques. Pollution planétaire. Terrorisme. Morts accidentelles, dépression, suicide. Le mythe de l'Atlantide (déclin d'une civilisation).

9 Sagittaire (manque de Gémeaux) : grandes théories (scientifiques) monoargumentales (excluant les théories autres que "scientifiques"), ou, au contraire, sectarismes religieux. Manque de diversité culturelle, pensée unique. Réduction des choix et des orientations. Enseignement positiviste dominant (sciences "exactes", histoire, économie).

10 Capricorne (manque de Cancer) : régime technocratique et policier. Totalitarisme. Exploitation, hiérarchisation. Phallocratie. Politique du pouvoir, carriérisme. Conquête de l'espace extérieur. Colonisation. Matérialisme.

11 Verseau (manque de Lion) : renversement politique, économique ou géologique (cataclysme). Idéologies anticapitalistes (socialisme radical, communisme et marxisme). Pléthore associative (réunions, manifestations, syndicats).
Science et technologie lourdes (nucléaire). Gigantisation. Conceptualisme. Réduction des expressions au minimum fonctionnel. Appauvrissement du langage (franglais).

12 Poissons (manque de Vierge) : recul exponentiel de toute limite. Confusion sociale et intellectuelle. Illusion. Pandémie. Chaos. Rejet du quotidien, de la notion d'effort liée à toute forme d'activité.

mercredi

sagesse

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La sagesse est inquiétude, angoisse, doute, nervosité.
Prôner la sérénité est l'oeuvre des fous.

dimanche

Peut-on diffuser la connaissance ?

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Le système traditionnel des universités assurait jadis la communication des auteurs entre eux, qui conservaient de ce fait le pouvoir de diffusion du savoir, selon l'équation (corrigée) :

SAVOIR = DIFFUSION (faux) = ECHANGE (vrai)

Ce système permettait d'échapper au piège de la pensée orientée qui naît de l'attitude passive du "consommateur" face à l'information diffusée. Autrement dit, seul un statut d'auteur donnait accès au savoir.
Peu à peu, la poussée industrielle a inversé le processus, en établissant la suprématie des valeurs politiques et économiques sur les valeurs intellectuelles, et ce même au sein des universités. Dès lors les principales interfaces (éditeurs, presse, diffuseurs, multimédias) se sont retrouvées en tête de circuit (au lieu d'être en queue), compromettant la diversité d'expression (qu'il ne faut pas confondre avec la "liberté d'expression").
C'est ainsi qu'un "romantisme social" est né, auquel sacrifie encore la plupart des créateurs : vaincre l'indifférence, imposer une vision des choses, divulguer sa pensée ... Attitude masquant le fait qu'il ne peut exister de diffusion du savoir sans entorse à la diversité, donc sans entorse au savoir lui-même, lequel est avant tout mouvement parcellaire et non collectivisation.

Van Gogh et Cie

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Il n'y a aucun mérite à aimer Van Gogh en 2009, parce qu'il est écrit dans les manuels d'art que Van Gogh est un peintre génial.
Au lieu de porter stupidement aux nues une idole, on devrait au contraire se frapper la tête contre un mur, en signe de contrition d'avoir ignoré, par le biais des générations passées, un individu remarquable.
Seul son frère Théo a, du vivant du peintre, eu assez de clairvoyance pour deviner le futur Van Gogh.
Le mérite de la reconnaissance revient à lui seul.
En règle générale, le mérite revient à celle ou celui qui "voit" avant tous les autres, et ceux-là se comptent sur les doigts.

samedi

Lien

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Il existe un lien entre les manifestations naturelles extérieures telles que climat, virus, disparition des espèces, et notre comportement psycho-social.
Faudra-t-il attendre la fin du cycle pour s'apercevoir que nous étions responsables ?

jeudi

Libre arbitre

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S'il existe un mal de l'hérédité, il existe aussi un bien. Il n'y a pas que les tares qui se transmettent. La tolérance et la compassion nous viennent du plus profond des âges. L'homme n'est pas un loup pour l'homme, mais l'oubli de cette réalité le conduit à en être un.
Il y aurait donc une nature humaine meilleure que l'image que la société donne de cette nature.
La liberté individuelle consiste à renouer avec cette nature. Quelles que soient nos tares, nous pouvons toujours accepter ce qui est, au lieu de vouloir le modifier. Nous pouvons toujours refuser l'inéluctable que représentent la violence, la guerre et la barbarie, ce qui revient au même.
La liberté humaine n'est que cela, mais c'est tout.

Intelligence

Si on définit l'intelligence par : logique, raisonnement, calcul, abstraction, conceptualité, planification, alors nous nous trouvons sans conteste au "sommet" de la pyramide (en tant que plus grands prédateurs).
Si on définit l'intelligence par : tolérance, compassion, sens de l'esthétique, respect de l'environnement, l'espèce humaine n'est probablement pas en tête sur cette planète. La plupart des cétacés nous sont bien supérieurs.

mardi

Philosophie

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La philosophie se moque de la philosophie.
L'univers n'est pas l'univers.
La réalité n'est pas la réalité.
La culture n'est pas la culture.
La politique n'est pas celle des politiciens.
Dieu n'est pas Dieu.

Masse

La masse est un ensemble de fous qui contient au moins un fou dangereux et quelques sages.

Individu et Groupe

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1 Un sage parmi les fous est pris pour fou

2 Un fou parmi les fous est pris pour sage

3 Un sage parmi les sages est pris pour sage

4 Un fou parmi les sages est pris pour fou

Bien et Mal

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La relativisation du bien et du mal est le propre du mal.
La Nature n'est ni bonne ni mauvaise. Elle est juste. C'est à l'esprit humain qu'il appartient de discerner (en examinant les conséquences des actes sur la personne et sur autrui) la voie du bien et du mal.
Bien et Mal sont supérieurs à la nature.

dimanche

Ecologie

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La technologie contient en elle-même le principe de dépense. Plus l'on produit de technologie "fine", plus nous dépensons d'énergie et plus nous polluons notre environnement.
La question est : sommes-nous capables de produire une technologie respectueuse de l'environnement ? Ou plutôt : sommes-nous capables d'abandonner la sacro-sainte idée de croissance économique, qui n'est en somme, pour les pays "évolués", que la recherche effrénée du profit immédiat ?
Seule l'écologie peut se targuer d'économie.
Etre écologiste, c'est moins consommer, donc moins produire. C'est produire de la diversité, non de la quantité. C'est créer du langage, non de la communication. C'est être solidaire des pays pauvres immédiatement, en laissant de côté la conquête de la Lune (symbole de notre illusion technologique).

En sommes-nous capables ?

lundi

Démocratie

La démocratie est intimement liée à la satisfaction des besoins matériels. Si l'eau courante, le gaz et l'électricité venaient à manquer subitement, la démocratie céderait immédiatement la place à la barbarie - d'où la nécessité d'un principe plus large, qui est l'amour.
L'amour contient la démocratie, la réciproque n'est pas vraie.

mardi

Théologie

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Le Père, le Fils, le Saint-Esprit.

Rien n'existe en dehors de ces trois personnes divines.

Or, le Fils ne peut exister sans la Mère.

Le Saint-Esprit est donc la Mère. Car, s'il n'est pas la Mère, il existe nécessairement une quatrième personne (la Mère) dans la Trinité, ce qui contredit le dogme.

Lieux communs

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- L'inégalité sociale repose avant tout sur l'inégalité des salaires.

- L'égalité en droit n'implique pas l'égalité en fait. Un travail immense de développement personnel est nécessaire avant que l'homme considère la femme comme son égale.

- Une religion dans laquelle la femme ne peut avoir les mêmes prérogatives que l'homme ne saurait prôner l'égalité. Jésus n'a jamais nommément interdit que la femme puisse accéder au statut de prêtre ou d'évêque. Comme toujours, l'homme impose une hiérarchie binaire (sexuée) dans tous les domaines culturels (homme = esprit, femme = corps).

- La Nature est inégale, mais non injuste. Nous naissons tous inégaux, et il est juste de mourir.

jeudi

Science et religion

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Croire que la science et la technologie (sa résultante) peuvent apporter la connaissance à l'humanité n'est pas une attitude scientifique.
Croire que la religion peut apporter le bonheur en obligeant à se conformer à des "règles de vie" n'est pas une attitude religieuse.

mercredi

Qu'est-ce que l'art ?

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Il ne faut pas confondre la perversité et le jeu de la perversité, lequel caractérise bon nombre de milieux artistiques contemporains. La perversité n'est pas un jeu, mais y jouer constitue une attitude perverse (donc violente).
La notion de perversité artistique repose sur le détournement de l'objectivité scientifique. Sous prétexte d'objectivité et d'impartialité, on expose crûment sexe, torture, maladies, meurtre, déchets alimentaires, excréments, cadavres ... Mais cette démarche n'est objective que dans son alibi (l'observation). Ce qui est objectif dans le regard du chercheur scientifique n'est ici que pure subjectivité de la part de l'auteur. Débarrassée de sa pseudo-citation scientifique, la vision de tels auteurs se résume à un constat plus ou moins étriqué des habitus de l'homme moderne en proie à ses phantasmes. Elle révèle beaucoup plus qu'elle ne crée.
Finalement, je définirai l'art comme engagement dans une démarche singulière et non violente. Par exemple, les compressions de voitures de César proposent une transformation de la violence automobile, tout comme l'urinoir de Marcel Duchamp était une délocalisation de l'objet "urinoir". Dans les deux cas, il y a reconversion d'une fonction en une autre, et non simple détournement de sens ou de concept.
Choquer ou provoquer le "sens commun" doit être le fait d'une singularité, non celui d'une perversion.